Gironde/Vendée : Montaigne Conseil veut collecter 3M€ en crowdfunding en 2016

Gironde/Vendée : Montaigne Conseil veut collecter 3M€ en crowdfunding en 2016

Le cabinet de gestion de patrimoine a collecté 1,5 million d'euros en moins d'un an, dont 625.000€ déjà injectés sur des sites de financement participatif.

Cabinet de gestion de patrimoine, Montaigne Conseil a pris un virage numérique. Il propose un mandat d'accompagnement vers le crowdfunding. Auprès de sa clientèle d'entrepreneurs, cadres, etc., la PME a collecté 1,5 million d'euros en moins d'un an, dont 625.000 déjà injectés sur des sites de financement participatif : Wiseed, Lendopolis, Trait d'Union... L'éventail des placements va du prêt aux particuliers et entreprises, au renforcement de fonds propres pour des opérations immobilières, aux participations en capital... La PME se charge de faire le tri entre les plates-formes et les projets susceptibles d'intéresser ses clients, qui font ensuite leur choix. « Récemment, certains ont investi dans une société de location de matériels de TP, qui affichait de bons bilans et cherchait 50.000 euros pour s'équiper. Ils ont bénéficié d'un taux d'intérêt de 8,1 % sur quatre ans. D'autres peuvent aller sur projets de start-up plus risqués s'ils le veulent », expose Louis-Alexandre de Froissard, patron de Montaigne Conseil, qui se rémunère via un pourcentage du montant des opérations et de leur performance.

Objectif : placer 10 M€ en 2018

Basé à Bordeaux, le cabinet (5 salariés, 650 K€ de CA) détient une antenne en Vendée, où réside son patron. Son objectif ? Collecter trois millions d'euros à destination du crowdfunding en 2016, puis dix millions en 2018. La PME pourrait alors générer un million d'euros de chiffre d'affaires. Cinq à huit créations d'emplois sont espérées à moyen terme. « Le crowdfunding sert à donner du sens à son épargne, analyse son dirigeant. Ça constitue une vraie alternative au placement en assurance-vie et aux marchés financiers devenus incompréhensibles : ils peuvent baisser de 10 % un jour et remonter le lendemain, suite à une déclaration ou une réaction purement émotionnelle. » Selon lui, les gestionnaires de patrimoine qui n'opéreront pas cette diversification à l'avenir, mourront peu à peu.