Les statistiques de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) sont sans appel. Après un grave incendie, trois entreprises sur quatre mettent la clé sous la porte. Autant dire que la mise en place d'assurances avant un sinistre est tout sauf accessoire. Afin de parer les effets (chute de l'activité, recul du chiffre d'affaires, etc.) d'un incident majeur sur l'outil de production, le chef d'entreprise peut souscrire une assurance pertes d'exploitation. L'objectif de cette assurance: maintenir artificiellement la marge brute de l'entreprise (*). Reste que les procédures d'indemnisation obéissent à certaines conditions. La garantie pertes d'exploitation, par exemple, ne s'enclenche qu'en cas de maintien de l'activité. L'assureur versera ainsi des avances sur indemnité si l'entreprise fait tout le nécessaire (location de locaux de remplacement, appel à des sous-traitants...) pour redémarrer son activité. Encore faut-il avoir pensé, bien en amont du sinistre, toutes les conditions nécessaires à la remise en route. (
*) La marge brute résulte de la différence entre produit d'exploitation et charges de production.