Reboat (12 salariés, CA prévisionnel : 1,6 M€), pionnier français du reconditionnement de voiliers, est basé à Lorient, au cœur de la Sailing Valley. Fondée en 2024 par Dimitri Caudrelier, Vincent Taupin et Kaourintin Neuder, l’entreprise s’est imposée comme une alternative crédible entre le bateau neuf et l’occasion traditionnelle. Elle franchit aujourd’hui une nouvelle étape stratégique avec l’entrée à son capital de quatre figures de premier plan du nautisme : les navigateurs François Gabart et Charles Caudrelier, ainsi que les entrepreneurs Philippe Guigné, fondateur de Virtual Regatta, et Édouard Gorioux, co-dirigeant et cofondateur de Click & Boat. Cette opération vise à accélérer le développement de Reboat en France et en Europe. La répartition actuelle du capital n’a pas été indiquée mais "cette prise de participation de nos nouveaux associés est minoritaire", précisent les dirigeants de Reboat.
Un marché de 1,2 milliard d’euros en recomposition
Depuis sa création, Reboat répond à un marché de la plaisance en pleine transformation, marqué par la baisse des ventes de bateaux neufs et la grande hétérogénéité du marché de l’occasion. L’entreprise s’adresse à une clientèle en quête de meilleur rapport qualité-prix et plus sensible aux enjeux d’économie circulaire. Le marché européen de la plaisance, estimé à 1,2 milliard d’euros, ne répond plus pleinement à ces nouvelles attentes.
12 bateaux reconditionnés en 18 mois
Reboat a développé une méthodologie industrielle de reconditionnement 360°, couvrant les aspects structurels, fonctionnels et esthétiques. Grâce à un processus standardisé et à un atelier de 1 000 m², la société propose des voiliers reconditionnés aux standards du neuf, jusqu’à 50 % moins chers. Ce positionnement permet également une réduction allant jusqu’à 64 % de l’empreinte carbone par rapport à la construction d’un bateau neuf, renforçant l’attractivité économique et environnementale du modèle.
Après avoir reconditionné et vendu 12 voiliers en 18 mois, Reboat confirme la pertinence de son approche et prévoit de reconditionner 12 bateaux en 2026, puis 28 en 2027. L’arrivée de ses nouveaux associés vient renforcer cette dynamique.
"Le reconditionnement est une réponse pragmatique aux enjeux économiques et environnementaux du nautisme", déclare Charles Caudrelier. "Reboat a construit une méthodologie rigoureuse qui garantit la fiabilité des bateaux reconditionnés", ajoute François Gabart.
Philippe Guigné et Édouard Gorioux mettent en avant "un modèle économique solide et duplicable". Pour Dimitri Caudrelier, président de Reboat, "l’arrivée de François, Charles, Philippe et Édouard valide notre vision et va nous permettre d’accélérer pour faire de Reboat la référence du reconditionnement en Europe".