Cela fait déjà un an que les 35 salariés du site quimpérois de France Boissons ont pris possession des près de 2.000 m² de leurs nouveaux locaux en sortie de voie express. Mais c'est seulement le 25 novembre, une fois passé le rush de la haute saison, que le site a été inauguré, en présence de représentants du groupe, dans un décor de palettes, de fûts de bière et de packs de bouteilles d'eau dans l'entrepôt. Et qu'elle soit estampillée Heineken, Sant Erwann ou Lancelot, le site écoule 17.500 hectolitres de bière chaque année, ce qui représente la moitié de ses 12,5 millions d'euros du chiffre d'affaires. Deuxième produit sur le podium des ventes dans le sud Finistère : le vin, avec 765.000 cols vendus (unité de mesure de la profession équivalente à une bouteille de 75 cl).
1,9 million d'euros d'investissement
Sur la zone Bretagne et Pays-de-la-Loire (100 millions d'euros de CA), dont dépend Quimper, quelque 117.000 hectolitres de bières coulent chaque année. Rennes est le centre logistique et névralgique de la zone, 2.500 références y sont stockées. À l'échelle nationale (925 millions d'euros de CA), la bière représente 35 à 40 % des ventes, le vin 17 % de la filiale d'Heineken. Étant donné les volumes de bière vendus à la pointe bretonne, un investissement s'imposait dans le cadre de la rénovation, qui visait à adapter le site à l'organisation logistique de l'entreprise mais aussi à limiter la pénibilité du travail : un portique à fûts, pour économiser aux manutentionnaires la manipulation de barils pesant des dizaines de kilos. Un équipement à 28.000 euros installé à quelques mètres des huit quais de chargement et deux quais de déchargement. Ce n'est qu'une petite partie de l'enveloppe globale puisque le bâtiment aura coûté près de deux millions d'euros : 1,7 million à la charge du bailleur, plus 200.000 euros des caisses de France Boissons. Car le groupe a fait le choix de la location. « C'est un choix stratégique, nous préférons investir dans des équipements et laisser à un bailleur le soin de construire l'entrepôt », a justifié Franck Flechard, directeur de la communication de l'entreprise, lors de la visite.
Bientôt le Finistère nord ?
C'est ainsi que le spécialiste de la consommation hors domicile (CHD) très teinté cafés hôtellerie-restauration (CHR) mais aussi actif du côté des restaurants d'entreprises, hôpitaux, armées... a quitté son implantation de Pluguffan, où il était basé depuis 1999. « Quitter le site, ce n'était pas un choix, ce n'est pas un problème non plus », a remarqué Maxime Petitfrère, directeur Bretagne et Pays-de-la-Loire, qui y apprécie la facilité d'accès à la presqu'île de Crozon, à Quimperlé, etc. Le site finistérien jumeau pour le nord, basé à Landerneau, devrait connaître le même sort, les études sont en cours entre recherche de terrain par un bailleur, ou travail sur l'existant, a fait le dirigeant qui chapeaute sept sites, dont Rennes et Nantes sont les plus importants.