France : Aéronautique : Airbus va recruter 3.000 personnes

France : Aéronautique : Airbus va recruter 3.000 personnes

Avoir perdu son leadership au profit de Boeing l’année dernière n’a entamé en rien la confiance d’Airbus. Jeudi 17 au matin, lors de la conférence de presse annuelle de l’avionneur, son président et CEO Fabrice Brégier est apparu détendu, exposant avec satisfaction les résultats de 2012,
« une année fantastique ». De fait, Airbus a encore atteint un record de livraisons (54 appareils de plus qu’en 2011, soit un total de 588 appareils à 89 clients, dont 17 nouveaux) et dépassé l’objectif de 650 commandes qu’il s’était fixé (833 commandes nettes, d’une valeur estimée à 96 milliards de dollars).



De belles performances certes, mais qui cachent malgré tout
quelques disparités : si le Neo confirme sa domination du marché des monocouloirs (478 commandes brutes),
l’A380 se révèle par exemple plus décevant sur le segment des avions de très grandes capacités (30 livraisons et 9 commandes nettes en 2012). Le problème de micro-fissures étant désormais réglé sur cet appareil selon Fabrice Brégier, Airbus ambitionne de retrouver un meilleur niveau de commandes et de livraisons d’A380 en 2013. Sur la totalité de la gamme commerciale, le président table sur 700 commandes brutes et au moins 600 livraisons, auxquelles viendraient s’ajouter 30 commandes et 28 livraisons du côté d’Airbus Military.




3.000 recrutements en 2013, dont moitié en France

Pour tenir ces cadences, Fabrice Brégier a par ailleurs annoncé que 3.000 personnes seraient recrutées cette année. L’an dernier, 5.000 recrutements avaient été opérés, portant l’effectif total d’Airbus à
59.000 salariés à travers le monde,
dont 20.000 à Toulouse (sur 24.000 en France). « Sur la moitié de ces recrutements qui se feront en France, 80% profiteront à Toulouse », complète Thierry Baril, directeur général des ressources humaines pour EADS et Airbus. « Il faut y ajouter les recrutements EADS – même s’ils sont moindres à Toulouse – et les emplois induits sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Quand Airbus crée un emploi en direct, on estime que 4 ou 5 emplois indirects en découlent. » Quant aux profils recherchés, « ils sont divers : beaucoup d’ingénieurs mais toutes les catégories sont concernées, y compris celle des agents de production, que nous appelons ici compagnons », ajoute Thierry Baril.



Interrogé sur
le transfert du siège d’EADS à Toulouse, dont le projet a été lancé en fin d’année, il précise que « la procédure d’information et de consultation des partenaires sociaux en France et en Allemagne est en cours. Elle sera finalisée d’ici à la fin février. »
Environ 180 postes sur Paris et Munich sont concernés par ce transfert. Le nouveau siège, qui devrait être
opérationnel pour septembre, comptera à terme quelque 500 personnes, sachant que certaines fonctions d’EADS et d’Airbus seront désormais intégrées.