En 2016, chaque entreprise ou association qui engage un nouveau salarié rémunéré jusqu’à 1.900 € brut mensuels, bénéficie d’une prime trimestrielle de 500 € durant les deux premières années du contrat. Autrement dit, 4 000 € au total, soit l'équivalent du montant des cotisations patronales.
L'équivalent d'une exonération de charges patronales
Versée pour les salaires allant jusqu'à 1,3 fois le Smic (soit 22.877 euros bruts annuels pour une durée hebdomadaire de 35h), elle est destinée aux PME de moins de 250 salariés qui embauchent un CDI, un CDD supérieur ou égal à six mois, qui transforment un CDD en CDI, ou qui embauchent en contrat de professionnalisation pour une durée supérieure à six mois. À noter : cette prime est cumulable avec l'ensemble des autres dispositifs existants : réduction générale bas salaire, pacte de responsabilité et de solidarité ou encore CICE.
« Dans le Finistère, 500 emplois ont bénéficié de ce dispositif depuis sa mise en place, en janvier », explique Patrick Vet, directeur régional adjoint de la DIRECCTE Bretagne (1). « D'après les retours des employeurs, ce n'est pas cette prime qui déclenche les emplois, mais dans l'ensemble elle tombe quand même à point nommé».
« Un moyen de pouvoir former nos jeunes recrues en interne »
À Loctudy, Gwendal Olivier confirme. « Nous avions besoin de recruter un fileteur à la suite d’un départ en retraite, alors nous sommes allés voir Pôle emploi pour nous renseigner sur les différentes aides à l’embauche », explique le P-dg de la pêcherie Les Brisants (25 salariés ; 7M€ de CA). « C'est là qu'on nous a parlé du dispositif embauche PME. Pour faire simple, c’est l’équivalent d’une exonération de charges patronales durant deux ans. Chez nous, ces deux ans correspondent à la durée de la formation d’un nouvel employé aux divers postes qu’il sera amené à assurer chez nous. Le filetage est bien sûr un gros poste, mais dans les métiers de la marée, il faut être polyvalent: nos employés doivent maîtriser aussi bien la découpe de la raie que celle de la lotte ! Malheureusement, la filière manque cruellement de centres de formation en mareyage. Si l’on ne veut pas être obligé de débaucher des employés déjà formés chez nos confrères, nous n’avons donc pas d’autre choix que de former en interne. Cette prime nous permet donc, en quelque sorte, de financer cette formation». En Bretagne, ce sont près de 2.000 emplois qui ont d'ores et déjà bénéficié de ce dispositif.
(1) Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi.