Fêtes : Cinq clés pour gérer les effets de la saisonnalité

Fêtes : Cinq clés pour gérer les effets de la saisonnalité

Chocolats, santons provençaux, jouets, décorations lumineuses, gants de ski...: pour de nombreuses entreprises régionales, la période hivernale, et plus particulièrement celle des fêtes de fin d'année, est synonyme de pic intense d'activité. Certaines de ces PME peuvent en effet réaliser jusqu'à 80% de leur chiffre d'affaires annuel en quelques semaines. Dans ce cas, comment organiser efficacement sa production et sa supply-chain pour assimiler au mieux l'intensité soudaine de son activité? Et au-delà, comment lisser, au moins en partie, les effets de sa saisonnalité? Le Journal des entreprises livre cinq grandes clés stratégiques. Dossier réalisé par Didier Gazanhes et Alexandre Léoty

Le constat est implacable: certains achats n'ont lieu qu'à des périodes de l'année bien précises. À l'instar d'un consommateur qui ne choisira son matériel de plongée qu'à l'approche de l'été ou qui ne plébiscitera réellement les sorbets glacés que lorsque le mercure commencera à grimper, nombreux sont les Français à attendre l'hiver, et plus particulièrement la période des fêtes de fin d'année, pour acheter des produits aussi variés que des santons, des jouets ou des chocolats. Un phénomène de saisonnalité inévitablement ressenti par bon nombre d'entreprises de Paca, dont les produits sont traditionnellement marqués de l'empreinte de Noël. Certaines de ces PME peuvent ainsi générer jusqu'à 80% de leur chiffre d'affaires annuel en seulement quelques semaines. Et si quelques-unes peuvent étaler raisonnablement leur cycle de production tout au long de l'année, la plupart sont contraintes, pour des raisons de fraîcheur de leurs produits, ou tout simplement de non-visibilité en terme de demande, de condenser leur production en un, deux ou trois mois. «Nous produisons toute l'année, mais au final, durant les deux mois où nous vendons, les clients nous demandent toujours les références que nous n'avons pas prévues», confie ainsi Patrice Jarque, du santonnier le Moulin à huile.




Des périodes de surchauffe

Il existe dans ce cas plusieurs grands outils susceptibles d'aider les entreprises dans leur gestion de la saisonnalité. Des solutions liées avant tout à l'organisation de la production elle-même, ou encore à la logistique déployée en interne. «La gestion de la saisonnalité est un métier à part entière, estime Tanguy Roelandts, p-dg de la Chocolaterie de Puyricard. Car ces périodes de surchauffe génèrent une multitude de petits problèmes, avec très peu de temps pour les résoudre...» Mais, au-delà de la simple gestion du processus de production, certains leviers peuvent permettre aux PME concernées de tenter de lisser en partie les effets d'une saisonnalité souvent difficile à supporter. Certaines d'entre elles se tournent vers l'export, choisissent de diversifier leur offre ou de s'appuyer sur de nouveaux canaux de distribution. Néanmoins, toutes s'accordent sur un point: il est difficile s'affranchir de la nature même de son marché. «Il est également complexe d'imposer une marque reconnue sur un marché spécifique et saisonnier, sur de nouveaux produits», ajoute de son côté Christophe Porché, de la société Racer.