Feu orange pour la Compagnie armoricaine de navigation (CAN) qui pourra bien exploiter un gisement de sable coquillier dans la baie de Lannion. A l’issue d’une ultime réunion, ce jeudi 14 avril, au cours de laquelle les opposants ont claqué la porte, le ministre de l’économie Emmanuel Macron a validé le projet porté par l’industriel Malouin.
Un industriel globalement satisfait
« Nous sommes satisfaits car nous sortons d’une longue période d’incertitudes, précise Bernard Lenoir, président de cette société de 25 salariés filiale du groupe d'agro-fournitures Roullier (7.000 salariés, 3,1 Md€ de CA) et de sa division Timac Agro France (1.100 salariés dont 450 à Saint-Malo). Toutefois, les conditions d’encadrement des travaux sont extrèmement contraignantes. Alors que le projet initial portait sur 8 millions de m3 sur 20 ans, nous ne pourrons extraire que 3,1 millions de m3 sur 15 ans. Il va falloir désormais travailler sur l’optimisation de nos process industriels en aval de la filière. »
De nombreuses contraintes
La concession «Pointe d’Armor» est accordée selon différentes modalités :
- le volume d’extraction sera limité à 250.000 m3 par an maximum contre 400.000 m3 par an envisagé initialement;
- l’extraction sera progressive les premières années : 50.000 m3 la première année, 100.000 la deuxième année, puis 150.000 pendant les trois années suivantes.
- l’extraction sera interdite durant la période estivale, c'est-à-dire entre mai et août inclus, pour ne pas gêner l’activité touristique. En dehors de ces périodes, la présence du navire sur zone est estimée à deux heures et demie par jour et, au plus, environ 44 jours la première année, 87 jours la deuxième année, 130 jours/an de la troisième à la cinquième année.
- un état initial environnemental précis sera établi avant le début de l’extraction. Il servira de base à un suivi régulier à travers une commission de suivi réunissant régulièrement les parties prenantes sous l’égide du préfet du Finistère.
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