Réalisée à partir de témoignages de journalistes locaux, l'enquête menée par Médiascopie met en lumière les pratiques et contraintes du métier de journaliste sur la problématique des publics victimes de discriminations.
Trois catégories de discriminations
L'étude s'est attachée à mettre en lumière trois catégories d'éléments discriminatoires: Les traitements manifestement discriminatoires (dérive manifeste), les traitements à tendance discriminante (glissement dans la représentation des publics) et les traitements à risques (stéréotypes sociaux). Ceci, à l'égard de trois populations identifiées comme particulièrement sensibles: Les femmes, les personnes handicapées et les jeunes des quartiers.
Les éléments de discrimination
L'image de la femme utilisée à des fins de séduction est courante. Certains registres comme la fragilité sont plus facilement employés. Enfin, la femme est plus facilement associée à des champs professionnels tels que le social ou encore la mode. Chez la personne handicapée, on retrouve souvent une utilisation média limitée au domaine du handicap. La condition de handicapé est souvent le prétexte pour un portrait où la tendance est à l'hyperpositivité. Quant aux jeunes des quartiers, le traitement média les réduit souvent au champ de la violence et aux difficultés sociales. Suite à cette étude, une rencontre s'est déroulée au club de la presse de Haute-Normandie entre Médiascopie et des représentants des médias. À l'issue de celle-ci, une réflexion a été engagée afin de travailler sur un guide des bonnes pratiques à valoriser et à partager. S.C
Le 12novembre dernier, l'institut Médiascopie a présenté, au club de la presse de Haute-Normandie, les résultats de son étude sur le traitement de l'information dans les médias hauts-normands, concernant les publics victimes de discrimination.