La société Etix, installée à Saint-Herblain près de Nantes, a finalisé un refinancement de 120 millions d’euros, auquel pourra s’ajouter une capacité additionnelle de 50 millions d’euros.
L’opération, largement sursouscrite, a été portée par un syndicat bancaire européen, conseillé par Société générale CIB et composé de MUFG, Kommunalkredit Austria AG, La Banque postale, Bpifrance et BNP Paribas. Elle doit permettre à la PME (83 salariés, 40 M€ de CA), spécialisée dans les data centers de proximité, de renforcer sa solidité financière et de se doter des moyens nécessaires pour exécuter son plan de développement. En effet, l’entreprise, qui exploite aujourd’hui 15 data centers en France et en Belgique pour une capacité déployée de 8,1 MW, prévoit de consolider sa présence nationale et de franchir une nouvelle étape dans son développement européen, en doublant le nombre de ses data centers de proximité, via des croissances externes ou en investissant dans de nouvelles installations.
Souveraineté numérique
Dans un contexte où la souveraineté numérique est un enjeu stratégique, ce refinancement doit également permettre à Etix d’affirmer son ambition d’offrir une alternative européenne crédible et durable dans un marché dominé par des acteurs extra-européens.
Fondée au Luxembourg, passée sous pavillon américain, puis australien, l’entreprise nantaise n’a eu de cesse de renforcer son actionnariat français.
En mars 2023, Etix a ainsi levé 30 millions d’euros auprès du fonds d’investissement français Eurazeo, qui investit dans les infrastructures liées à la transition énergétique. Il a ensuite accueilli à son tour de table la société d’investissement parisienne Infranity. "Cette nouvelle distribution du capital est importante pour la protection et la sécurité des données. C’est un point qui nous différencie de nos concurrents, tous sous pavillon américain ou japonais. Et c’est primordial pour certains de nos clients notamment les structures publiques, ou les entreprises qui travaillent avec l’armée par exemple", déclarait à l’époque Thomas Hombert, directeur général d’Etix.