Ecomouv' : Le Plan de sauvegarde de l'emploi a débuté

Ecomouv' : Le Plan de sauvegarde de l'emploi a débuté

Après l'annonce par la direction d'Ecomouv', de la « suppression de tous les emplois existants », les 155 salariés du site de Metz demandent à l'Etat d'intervenir dans le PSE.

Pour les 155 salariés du site opérationnel de Metz de la société Ecomouv', le constat est amer, après ces longs mois d'attente et d'incertitude sur leur avenir. Après avoir accusé les coups successifs du transfert de l'écotaxe en taxe poids lourds, puis de son report « sine die » par la Ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, et la rupture du contrat avec l'Etat, ils sont désormais face au Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE), qui s'est ouvert mardi 16 décembre, après l'annonce par la direction de la « suppression de tous les emplois existants. »

« Nous demandons solennellement à l’Etat d’intervenir dans le PSE, même si légalement, il y a un cadre à trouver », a expliqué Olivier Kamiri, représentant CGT. Il a rappelé que François Hollande avait promis « une transition d’un an avec garantie de salaire » lors de sa visite en Lorraine le 24 novembre dernier, durant laquelle il avait rencontré une délégation de salariés. Pour rappel, le gouvernement n'exclut pas également de dénoncer le contrat, « La négociation entre l’Etat et Ecomouv' va influencer le PSE », estime Mario Escumalah, représentant FO, qui attend des « précisions de l’Etat et du gouvernement, qui doivent prendre leurs responsabilités. »

Sans attendre l'issue des négociations, « qui vont certainement prendre plusieurs mois voire années de combats juridiques », confiait un salarié, nombreux sont ceux qui ont déjà commencé à rechercher un nouvel emploi, et le constat pour beaucoup est : « plus jamais travailler pour l'Etat ! » Guillaume Pepy, président de la SNCF, a annoncé que l'entreprise ferroviaire « ferait sa part » pour participer au « sauvetage » d’une partie des salariés licenciés d’Ecomouv'. « Mais cela ne représenterait qu'environ 5 personnes sur les 200 de la société », a nuancé un représentant syndical.

Jean-Pierre Masseret, président de la Région Lorraine, évoque également la possibilité d'expérimenter l'écotaxe de manière régionale, mais « si c’est dans un an, ça n’a plus aucun sens, il faut que ça aille vite ! »

Ecomouv' est une filiale à 70% de l’italien Atlantia (ex-Autostrade), où sont également présents les français Thales (11%), SNCF (10%), SFR (6%) et Steria (3%).