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Dumarey Powerglide Strasbourg cessera ses activités courant 2026
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Dumarey Powerglide Strasbourg cessera ses activités courant 2026

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L’équipementier automobile Dumarey Powerglide fermera prochainement son site de Strasbourg, ce qui entraînera la suppression de 320 emplois, un an après avoir déjà licencié 248 personnes.

Le site de Dumarey Powerglide à Strasbourg fermera en 2026 — Photo : JM Bannwarth.

La cessation d’activités a été formulée par la direction de Dumarey Powerglide Strasbourg (DPS), ce mercredi 7 janvier, aux élus du CSE ainsi qu’aux 320 salariés de l’usine située au Port autonome de Strasbourg. Celle-ci interviendra, d’après des sources syndicales, en plusieurs étapes au courant de l’année, tirant un trait définitif sur le site construit en 1967 par General Motors avant d’être repris, en 2013, par le groupe belge Dumarey, anciennement Punch.

En difficulté après la perte de son principal client, le groupe allemand ZF, fournisseur de transmissions et de châssis ayant décidé d’internaliser sa production de composants de boîtes de vitesses, DPS avait déjà supprimé 248 emplois en octobre 2024. Ce retrait d’envergure conjugué à la crise qui frappe le secteur automobile et aux nouveaux tarifs douaniers instaurés par les États-Unis aurait particulièrement affecté le chiffre d’affaires de l’ETI qui s’élèverait à 60 millions d’euros en 2025 contre 530 millions d’euros en 2023.

Une stratégie et un rachat en échec

Ces quatre dernières années, l’entreprise aurait investi 80 millions d’euros pour opérer son virage à destination des véhicules électriques en produisant des composants, des arbres et des pignons pour divers constructeurs européens. Mais les commandes n’ont pas suivi, selon Arnaud Bailo, président de DPS, qui s’est exprimé dans les colonnes des Dernières Nouvelles d’Alsace, tout en déplorant une concurrence déloyale en provenance de Chine.

Le dirigeant a également confirmé au quotidien régional l’intérêt, en 2025, de son groupe pour l’acquisition de l’industriel Lohr (2 000 salariés ; 400 M€ de CA), acteur alsacien du transport routier et ferroviaire. "On y croyait fortement, mais la porte s’est refermée en novembre, explique Arnaud Bailo. En décembre, nous étions donc face à deux choix possibles : soit on faisait un peu la politique de l’autruche, et le redressement judiciaire, suivi d’une liquidation, était garanti assez rapidement ; soit on proposait ce projet de cessation volontaire, de manière à accompagner du mieux possible l’ensemble de nos 320 salariés".

En quête d’un repreneur pour un site d’envergure au bord du Rhin

Un fonds social avait été constitué en 2024 pour abonder le premier plan de sauvegarde de l’emploi. Les nouvelles dispositions devraient être communiquées lundi prochain à l’occasion d’un nouveau CSE. La direction de DPS indique enfin qu’elle va se mettre en recherche d’un repreneur pour son site strasbourgeois d’une superficie totale de 900 000 m2 au bord du Rhin.

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