Les créateurs
Derrière Drivite, on retrouve Léo Saunier et Sarah Hanine, deux entrepreneurs aux parcours complémentaires. Le premier, formé en développement commercial à l’Ecema, a acquis une solide expérience dans la vente en B2C et B2B, notamment dans le secteur médical et des énergies. Sarah Hanine, quant à elle, a suivi un cursus en management et langues étrangères avant d’intégrer un bachelor à l’Ecema Lyon. Après des débuts dans la vente et la restauration, elle s’est spécialisée dans la gestion d’équipes et le développement commercial. "Notre aventure entrepreneuriale découle d’une amitié de quatre ans et d’un esprit d’entreprendre partagé", annonce Léo Saunier.
Pendant leurs études, qu’ils poursuivent encore aujourd’hui, ils ont travaillé ensemble sur de nombreux projets, forgeant une complémentarité qui allait donner naissance à Drivite.
Le concept
L’idée est née suite à une expérience vécue par Sarah. En accompagnant des amies dans l’achat de leur voiture, elle a constaté un besoin évident d’expertise et de sécurisation des transactions. La start-up lyonnaise entend ainsi répondre à cette problématique en se positionnant comme un service d’accompagnement pour les personnes souhaitant acheter ou vendre une voiture en toute sérénité.
Contrairement aux plateformes classiques d’annonces, Drivite, qui compte déjà cinq collaborateurs, ne se contente pas de mettre en relation acheteurs et vendeurs. Les acheteurs bénéficient d’une aide pour trouver le bon véhicule, avec notamment une sélection de véhicules adaptés, mais aussi une aide pour vérifier leur état réel et pour négocier au juste prix. "Nos interventions permettent d’éviter les mauvaises affaires à nos acheteurs. Notre expertise technique nous permet de détecter des incohérences dans l’historique d’entretien ou bien si le vendeur a dissimulé un problème mécanique". Les vendeurs, eux, sont aidés dans l’optimisation de leur annonce, la gestion des contacts et la sécurisation de la transaction. "Un particulier souhaitait vendre son SUV. Après des semaines sans résultats, nous avons repris l’annonce, revalorisée son prix, rédigé une description plus attractive et organisé une meilleure mise en avant. En quelques jours, la voiture était vendue au prix souhaité". Les services de la plateforme s’adressent aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.
Le modèle économique de Drivite est le suivant : "Nous fonctionnons avec une tarification calculée en fonction de la valeur du véhicule et de la formule choisie", déclare Léo Saunier.
Démarrage et perspectives
Fondée officiellement en octobre 2024 et lancée en janvier 2025 après une phase de préparation de deux ans, Drivite connaît un démarrage encourageant. "En quelques jours, nous avons eu deux demandes d’accompagnement à l’achat et deux véhicules haut de gamme à vendre", affirme le co-fondateur. Au total, une quinzaine d’opérations ont été réalisées à ce jour par Drivite. La start-up a rapidement gagné en visibilité grâce aux réseaux sociaux et au bouche-à-oreille. À moyen terme, Drivite ambitionne de consolider sa présence en Auvergne-Rhône-Alpes, avant de se déployer à l’échelle nationale et de s’ouvrir au marché européen.
Le fondateur de la start-up vise un seuil de rentabilité en seulement quatre mois. "Notre trajectoire nous positionne dans une dynamique de PME. Nous visons un chiffre d’affaires à six chiffres dès 2025 et à sept chiffres d’ici à trois ans", annonce Léo Saunier.