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De Marseille à Juan-les-Pins, Rise accélère la rénovation d’immeubles anciens
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De Marseille à Juan-les-Pins, Rise accélère la rénovation d’immeubles anciens

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En cinq ans, Rise a éprouvé son modèle : acheter des immeubles anciens complexes à rénover, les valoriser et les revendre sur plan. Avec 25 millions d’euros de volume d’affaires déjà générés, la jeune pousse marseillaise vise désormais des opérations dix fois plus grandes, à l’échelle méditerranéenne puis nationale.

Ludovic Herrero et Dasha Salnikova, les fondateurs de Rise (à droite) avec leur équipe — Photo : Rise

Appliquer la méthodologie de la promotion immobilière à la réhabilitation d’immeubles résidentiels anciens en centres-villes métropolitains. C’est la recette de la jeune entreprise marseillaise Rise, fondée par Ludovic Herrero et Dasha Salnikova. Depuis le lancement de leur première opération en 2020 — 8 logements réhabilités dans un immeuble du premier arrondissement de la cité phocéenne- ils ont généré un volume d’affaires cumulé de 25 millions d’euros avec pas loin d’une dizaine de programmes représentant plus de 100 logements pour 5 000 m² réhabilités ou en cours, à Marseille, mais aussi à Montpellier, Avignon, Nîmes, Théoule et Juan-les-Pins dans les Alpes-Maritimes pour les plus récents.

Des projets de 500 à 1 000 m², de Montpellier à Nice

"Nous faisons l’acquisition d’actifs délaissés ou complexes à rénover, souvent singuliers, car chargés d’histoire, et nous vendons, sur plan en l’état futur de rénovation. Nous réalisons le "sourcing", le suivi de chantiers et la vente", explique Ludovic Herrero, président. Rise a ainsi restauré l’ancien couvent de 2 000 m² et la chapelle de 300 m² Saint-Just, les transformant en 26 logements et un espace de coworking, il offre une seconde vie à l’hôtel de Cabre, plus vieille maison de Marseille datant du XVIe siècle ou encore à la Draperie Saint-Firmin à Montpellier. Certains biens sont transformés en logements, d’autres laisseront place à une résidence étudiante ou à un espace de coliving, "un lieu de vie mêlant espaces privatifs et communs pour créer un esprit de communauté", souligne le dirigeant.

Des ambitions nationales

"À l’échelle nationale, nous sommes positionnés sur un marché de niche", ajoute Dasha Salnikova, responsable de la stratégie. Atteindre une envergure nationale est dans le viseur des deux fondateurs. "Aujourd’hui, nous réalisons trois à quatre opérations par an. L’objectif, à court terme, est d’atteindre la dizaine d’immeubles par an sur un arc sud, allant de Montpellier à Nice, avec notre équipe actuelle de 5 personnes, puis à moyen terme, de gagner d’autres régions, peut-être autour de Lyon", détaille Ludovic Herrero. L’ambition pour Rise : laisser sa patte dans plusieurs villes et multiplier les typologies de projets, notamment en regardant du côté de l’hôtellerie. Ils espèrent aussi rapidement changer d’échelle en décrochant des appels d’offres portant sur des ensembles bâtis de 5 000 m², soit en une seule fois ce qu’ils ont déjà réalisé à ce jour, ou, dit autrement, des projets 5 à 10 fois plus grands qu’actuellement. "Nous savons faire du volume et nous voulons désormais déployer notre expertise à d’autres usages", confie Dasha Salnikova.

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