Christian Estrosi l’avait annoncé pendant sa campagne. La Villa Méditerranée ne resterait pas en l’état. Outre son coût de construction de 82 millions d’euros, le bâtiment coûte en fonctionnement 4,5 millions d’euros par an. Une somme entièrement supportée par la région, qui a mandaté un cabinet indépendant, le cabinet Tertio afin de trouver une véritable exploitation de la Villa, avec des partenaires publics ou privés, permettant de revenir à un coût zéro, voire permettant de générer quelques revenus. Deux projets sont sortis des réflexions, pouvant être financièrement équilibrés et durables : d’une part, la création d’un casino. Ce projet, envisagé un temps par le Maire de Marseille, n’a pas abouti car le bâtiment était finalement trop petit pour accueillir ce projet.
D’autre part, un projet de Musée de la mer, qui « au fur et à mesure des investigations s’est transformé en projet de reproduction de la grotte Cosquer », a expliqué Christian Estrosi, qui a ajouté : « Mon engagement était clair : prendre une décision avant la fin de l’année 2016 pour soulager les finances régionales rapidement, tout en trouvant une solution qui serve l’intérêt régional ».
La région a donc retenu le projet de la reconstitution de la grotte Cosquer. Un dossier qui envisage même d’ouvrir ses portes rapidement, à condition toutefois que le le projet de l’ex-président de région, qui souhaite en effet, installer le Parlement Méditerranéen, aujourd’hui à Malte, dans la Villa Méditerranée, tombe à l’eau. Christian lui a promis la priorité, à condition qu’il boucle son projet durant le premier trimestre 2017 et que le fonctionnement ne coûte rien à la Région. La Région envisage une fréquentation de 500 000 visiteurs par an pour un musée sur la grotte Cosquer.
Christian Estrosi, président de la Région Paca a annoncé ce qu’il souhaitait faire de la Villa Méditerranée : une reproduction de la grotte Cosquer.