En 1996, la compagnie maritime Corsica ferries ouvre une ligne entre le continent et la Corse, au départ de Nice. Puis, en 2000, elle s'installe au départ de Toulon, à destination de l'île de Beauté. Au départ de la capitale varoise, le trafic va alors connaître un bond spectaculaire de +183,4% entre2001 et2009, notamment en raison de la mise en oeuvre de l'aide sociale. L'année dernière, la Corsica a transporté 1.151.228 passagers entre le Var et la Corse, soit 11% de plus qu'en 2008. Alors, cette progression s'explique en grande partie par l'augmentation constante de l'offre, en terme de capacité et de fréquence. Et, encore en 2010, la compagnie se dote de 600.000 places supplémentaires. Une décision qui répond avant tout à la stratégie de croissance de l'entreprise et qui «n'a pas été dictée par l'arrivée de Mobylines», remarque Roland Ferrari, responsable commercial France.
La concurrence : une motivation
D'ailleurs, si ce dernier confie regarder cette arrivée avec attention, il remarque néanmoins ne pas céder à la panique. «Nous sommes habitués à la concurrence sur d'autres traversées et connaissons d'ailleurs bien Mobylines. En plus, nous avons l'habitude de prôner la libre concurrence. Cela montre qu'il y a un réel marché et puis cette venue nous pousse à être encore plus réactif, plus agressif commercialement. C'est une bonne chose car lorsqu'on est seul sur un marché, on a tendance à s'endormir sur ses lauriers». Et puis si la Corsica ferries n'est pas plus inquiète que ça de voir Mobylines débarquer sur la traversée Toulon-Corse, c'est aussi parce qu'elle assure aujourd'hui 5 rotations quotidiennes sur l'île de Beauté contre 4 par semaine pour Mobylines. «Au final, c'est l'usager, le grand gagnant», souligne Roland Ferrari.
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Face à l'arrivée de Mobylines sur la traversée Toulon-Corse, la Corsica ferries n'entend pas céder à la panique. Elle va jusqu'à accueillir cette concurrence positivement puisqu'elle va ainsi être poussée à préserver une longueur d'avance.