Fin 2013, le Club Hôtelier de Toulouse a élu son nouveau bureau avec Didier Vincent comme président. Un retour aux sources pour le directeur général du Crowne Plaza, puisqu'il a déjà occupé ces fonctions il y a une vingtaine d'années. C'est un bureau résolument représentatif de la profession qui a été mis en place : il est en effet composé de trois représentants de grandes chaînes et de trois indépendants. « Notre mandat est centré sur la promotion de nos hôtels au sein de la destination », précise avec netteté le nouveau président qui entend ne pas faire doublon avec les actions des syndicats professionnels tels que l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie). Ainsi, contrairement à son homologue à Nantes qui a créé le site www.fairbooking.com pour battre en brèche le pouvoir immense des agences en lignes (Booking...), le Club Hôtelier Toulousain « ne souhaite pas prendre de position catégorique laissant chaque adhérent libre de penser ce qu'il veut et de travailler avec qui il veut. » Les chaînes comme Accor ont les moyens de se battre seules, quant aux indépendants ils se retrouvent dans les actions des organisations syndicales. L'un des dossiers prioritaires du Club Hôtelier est de gérer au mieux la nouvelle donne imposée par la restructuration profonde du plan de circulation dans l'hypercentre qui aurait provoqué un net glissement de l'activité du centre-ville vers l'aéroport. « Tout n'est pas parfait, mais maintenant, globalement, ça va » indique Sandra Lampée-Baumgartner, vice-présidente et directrice du Grand Hôtel de l'Opéra, pointant toutefois un manque de fluidité de la circulation sur les boulevards : « On a du mal à avoir des taxis à l'heure en centre-ville. » Le nouveau fléchage du secteur Capitole est à revoir au plus vite mais c'est, semble-t-il, « compliqué de travailler avec Toulouse Métropole ». Le Club Hôtelier pousse aussi auprès de la Ville pour que les opérateurs de GPS mettent leurs cartes à jour, du moins pour raccourcir le délai de deux ans qu'ils ont annoncé.
Un début 2014 difficile
La conjoncture économique est aussi un facteur d'inquiétude pour les hôteliers toulousains. Le Club, qui regroupe aujourd'hui 80 établissements représentant près de 5.500 chambres, redoute l'année 2014 qui a très mal démarré avec une augmentation de TVA et une baisse de fréquentation. Tous les institutionnels (So Toulouse, Département et Région) ont été rencontrés. « Nous avons une démarche proactive auprès de la ville », indique le président ; « Dès le 5 mars, nous serons présents à l'ITB Berlin (le plus grand salon touristique du monde, ndlr) sur le stand de l'Office du Tourisme. » Les marchés japonais, américain mais aussi scandinave sont également dans le viseur. La clientèle loisirs est en effet espérée pour compenser l'effritement de la clientèle affaires, notamment la forte baisse des congrès en centre-ville par « manque de commercialisation du centre Pierre-Baudis ». Peu enclin à faire la course aux cotisations, le bureau compte bien tout de même parvenir à 100 adhérents en fin de mandat.
Club Hôtelier de Toulouse
Président : Didier Vincent (Crowne Plaza) Vice-présidente : Sandra Lampée-Baumgartner (Grand Hôtel Opéra) Secrétaire : Thierry Pecorella (Radisson Blu) Trésorier : Emmanuel Hilaire (Albert 1er) contact@hotel-toulouse- reservation.com