Le groupe LDLC (environ 1 100 salariés), spécialiste de l’e-commerce high-tech, vient de publier ses résultats annuels 2024-2025, révélant une conjoncture tendue mais maîtrisée. Son chiffre d’affaires s’établit à 534,5 millions d’euros du 1er avril 2024 au 31 mars 2025, en recul de 6,5 %. Le segment BtoB (environ 144 M€ de CA) accuse un net repli de 13 %, là où le BtoC limite la casse avec une baisse contenue de 3,6 %. "L’exercice a été marqué par un environnement économique et politique complexe conduisant les consommateurs à faire preuve de prudence et les entreprises à différer certains investissements", analyse Olivier de la Clergerie, directeur général du groupe implanté à Limonest dans la métropole de Lyon.
Garder le cap
Malgré la pression, LDLC parvient à maintenir sa marge brute dans sa fourchette normative, à 21,2 %, " témoignant de la solidité de ses fondamentaux ". Le résultat net, lui, chute à près de 11 millions d’euros, grevé par une activité en berne, l’intégration de Rue du Commerce et des charges exceptionnelles, notamment liées à deux PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi). Pour autant, le groupe reste financièrement solide : la trésorerie nette progresse de 2,6 millions d’euros sur l’exercice, avec une dette nette limitée à 6,3 millions d’euros pour plus 90 millions d’euros de capitaux propres.
6 millions d’euros d’économies prévues
L’optimisation du BFR (+ 13,5 M€) grâce à une gestion rigoureuse des stocks y a largement contribué. LDLC prépare déjà l’avenir en réduisant ses coûts. Les économies attendues grâce aux restructurations sont estimées à 6 millions en année pleine. "Nous restons confiants dans les fondamentaux du secteur. La demande en produits high-tech est appelée à se renouveler sous l’effet des innovations technologiques", espère le dirigeant du groupe.