Chiffre d’affaires en progression de + 9,5 % à 266,8 millions d’euros, marge brute de 22,5 % à 60 millions d’euros, résultat d’exploitation positif de 4,4 millions d’euros… Le spécialiste lyonnais de la distribution informatique et high-tech LDLC (1 100 salariés ; 534,5 M€ de CA sur 2024-2025) affiche, aux yeux de son directeur général Olivier de la Clergerie, "une performance très solide malgré un contexte économique toujours compliqué et défavorable" sur le premier semestre 2025-2026.
"Pour la première fois depuis les trois derniers exercices clos, le groupe est profitable, à la fois en exploitation mais aussi au niveau du résultat net, dès le premier semestre (1,5 M€ contre -7,3 M€ au S1 2024-2025)", se félicite le cofondateur du groupe avec son frère Laurent.
"On surperforme sur le marché"
Ce retour à la profitabilité, dans un contexte de repli, est le fruit du maintien d’une stratégie tournée vers l’avenir pour LDLC. "Les actions menées par le passé, les investissements qui ont été continués, le dynamisme qui a été mis en œuvre avec les acquisitions, les ouvertures de boutiques… Tout cela fait que l’on surperforme sur le marché", analyse Olivier de la Clergerie.
Porté par un marché du B to C en plein rebond (+ 14,7 % sur le 1er semestre 2025-2026 contre -1,7 % sur le B to B), le distributeur high-tech a enregistré l’ouverture de 174 000 nouveaux comptes clients sur le semestre (B to C et B to B confondu).
Rue du Commerce "un puissant levier"
Une performance qui n’est pas étrangère à la montée en puissance de l’activité des boutiques physiques (+ 7 %) incluant la nouvelle boutique LDLC Paris Madeleine, qui a effectué "des débuts prometteurs". Ouverte en août dernier, cette boutique de 1 000 m² aux 3 000 références a une vocation "plus grand public" que les 88 boutiques LDLC classiques du groupe, qui offrent "un positionnement plus high-tech", explique le directeur général.
L’acquisition du fonds de commerce du site Rue du Commerce en juillet 2024 a également constitué "un puissant levier" de développement et a largement contribué au dynamisme de ce premier semestre. "Rue du Commerce facture des commissions donc 100 % de marge. Plus Rue de Commerce grandit, plus il contribue de manière positive à l’élévation de la marge brute", se réjouit Olivier de La Clergerie, qui entend bien poursuivre l’élargissement de la galerie de produits du site e-commerce.
LDLC anticipe "un exercice record"
Dans une dynamique favorable LDLC entend bien capitaliser sur cet excellent premier semestre pour "capter de nouvelles parts de marché, augmenter le positionnement large public sur les marques high-tech avec LDLC et continuer à travailler sur Rue du Commerce", expose en vrac Olivier de la Clergerie.
LDLC, qui ambitionne de "devenir la marque high-tech de référence et de préférence auprès d’un large public", entend donc accélérer sur le B to C. "On est vraiment dans un schéma qui porte ses fruits dans le B to C. Nous sommes prêts à saisir le rebond du marché", lance le dirigeant, plus que jamais confiant pour la suite de l’exercice en cours.
"On est sur une saisonnalité favorable. Historiquement et structurellement, le second semestre est plus contributif au niveau de la profitabilité. Par ailleurs, nous bénéficierons pleinement au second semestre des effets du plan d’adaptation de l’organisation (un PSE assorti de 88 suppressions d’emplois a été annoncé en mars dernier, NDLR) effectif depuis juillet 2025. Tout cela fait que l’on s’oriente, si tout se passe comme prévu, vers un exercice record hors période Covid", assure le directeur général du groupe.
Pas de problème de stock
En ce qui concerne les éventuelles interrogations relatives aux tensions sur l’approvisionnement en puces mémoires, le distributeur lyonnais se veut rassurant. "Le niveau de stock disponible nous permet d’absorber sereinement la situation", estime Olivier de la Clergerie.