Casinos : Une initiative commune pour enrayer la crise
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Casinos : Une initiative commune pour enrayer la crise

Pour attirer de nouveaux joueurs, 100 des 197 casinos français ont lancé depuis le 18septembre leur «Magic Casinos Jackpot», disponible dans huit casinos azuréens. Une initiative de 10M€.

C'est le plus grand réseau mondial de casinos interconnectés ! Lancé à l'initiative des groupes Lucien Barrière, Tranchant, Joa et Émeraude, le projet du «Magic Casinos Jackpot» aura coûté au total près de 10millions d'euros. Le principe est simple: une mise de départ de 1,50euro qui peut rapporter gros, avec à la clef un jackpot de plusieurs millions d'euros. Concrètement, 331 machines à sous, reliées entre elles sur tout le territoire national, incrémentent une seule et même cagnotte. «Statistiquement, un joueur aura plus de chances de gagner au ?Magic Casinos Jackpot? qu'au Loto ou à l'Euromillions, le taux de redistribution étant supérieur à 92%», affirme Jean-Luc Zizzo, président du Casino Barrière de Menton. De quoi attirer une clientèle pas forcément habituée à l'univers casinotier.




Un remède contre la crise

Les professionnels ne s'en cachent pas: cette opération vise avant tout à (re)conquérir le grand public. En 2008, le chiffre d'affaires des casinos en France a reculé de 10% (12% en 2009) et la fréquentation est en chute libre. En cause: l'interdiction de fumer dans les lieux publics, la baisse du pouvoir d'achat, mais surtout la montée en puissance des jeux d'argent en ligne, illégaux en France. Fort de ce constat, le groupe Partouche, qui n'a pas souhaité se rallier à cette gigantesque union, avait déjà lancé son «Megapot» dans ses 231 machines à sous. En attendant les premières retombées du «Magic Casinos Jackpot», les professionnels du secteur attendent avec impatience l'entrée en vigueur au printemps 2010 de la loi sur l'ouverture du marché des jeux d'argent en ligne. Celle-ci devrait mettre fin à l'activité illégale via Internet des opérateurs étrangers (quelque 25.000 sites à l'heure actuelle) en les obligeant à demander une licence d'exploitation sur le marché français.

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