Au lendemain de la prise de parole du Président de la République, "l’heure doit être à la responsabilité". Dans un communiqué commun, les principaux syndicats de salariés, dont la CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE CGC, interpellent les élus politiques suite à la crise politique déclenchée par la motion de censure ayant renversé le gouvernement de Michel Barnier. "Nos organisations appellent le chef de l’État et l’ensemble des acteurs à faire primer l’intérêt général sur leurs intérêts individuels ou partisans de court terme".
Urgence sur l’emploi
Elles soulignent l’urgence de la situation, constatant, que "chaque jour, dans tous les secteurs d’activité, les annonces de suppressions d’emplois se succèdent". La CGT comptabilisait fin novembre 250 plans de licenciements, menaçant entre 170 000 et 200 000 emplois.
Pour les syndicats de salariés, "il est indispensable de construire collectivement de nouvelles réponses à court, moyen et long terme pour éviter les licenciements". Pour enrayer le cercle vicieux, les organisations de salariés jugent "absolument nécessaire de construire une véritable politique industrielle pour assurer la réindustrialisation du pays au service de l’indispensable transformation écologique permettant de relocaliser, pérenniser et développer des emplois".
Urgences sociales
Elles attendent également des "réponses concrètes" aux "urgences sociales". Principales préoccupations : l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés, des agents publics et des retraités, l’égalité entre les femmes et les hommes au travail, l’abrogation de la réforme des retraites et la préservation du modèle social.
Pour cela, les syndicats estiment que "la place et le rôle de la négociation collective doivent être renouvelés, renforcés et respectés".