Hautes-Pyrénées
CAF termine un chantier à 10 millions d’euros sur son site de Bagnères-de-Bigorre
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CAF termine un chantier à 10 millions d’euros sur son site de Bagnères-de-Bigorre

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En plein essor grâce aux contrats de tramways qu’il remporte dans la commande publique, le groupe espagnol CAF achève la mue de son usine haut-pyrénéenne, où il fabrique actuellement les futurs tramways de Montpellier et de Marseille.

Le futur tramway de Montpellier dans la phase de test avant livraison — Photo : Philippe Kallenbrunn

Le groupe espagnol CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles), l’un des leaders mondiaux dans la construction, la maintenance et la rénovation de matériel roulant ferroviaire, dont le berceau se trouve à Beasain, au Pays basque, est sur le point d’achever les travaux de modernisation de son site industriel de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). Après l’avoir repris en 2008, il a investi plus de 10 millions d’euros depuis 2022, afin de soutenir son fort développement commercial dans l’Hexagone.

Objectif : 4 tramways par mois

S’étendant sur 40 000 m², ce site, dont la rénovation complète des bâtiments a été menée, est aujourd’hui le centre d’expertise de CAF en France pour la fabrication des tramways et des trains « courts » (inférieurs à 50 mètres), de type métro et trains régionaux de petite capacité, en neuf comme en rénovation. Il emploie 225 collaborateurs, un effectif en hausse de 28 % depuis 4 ans. « L’objectif de cette transformation est d’avoir la capacité de fabriquer plus de 250 voitures de tramways par an, soit à peu près 4 tramways par mois », cadre Anxo Rodriguez, le directeur du site.

L’objectif de la transformation de l’usine CAF à Bagnères-de-Bigorre est d’avoir la capacité de fabriquer plus de 250 voitures de tramways par an — Photo : Philippe Kallenbrunn

CAF y a déjà assemblé les tramways de Besançon, Nantes et Saint-Etienne. Ceux de Montpellier et de Marseille, créés à partir de sa plateforme Urbos, sont aujourd’hui en production, puis ce sera au tour des tramways de Rome (Italie) et de Tours (Indre-et-Loire). À l’instar de plusieurs tramways construits par CAF (Luxembourg, Séville, Saragosse, Grenade, Tallinn, Liège, Birmingham…), le tramway de Tours sera équipé de la technologie maison OESS (onboard energy storage system), un système de stockage d’énergie par batteries installé directement à bord des tramways Urbos qui permet au véhicule de circuler sans caténaire.

Alain Picard, directeur général de CAF France — Photo : Philippe Kallenbrunn

Commande publique

« On ne dit pas assez que l’industrie ferroviaire, c’est-à-dire les constructeurs (Alstom et CAF) et les équipementiers qui sont derrière, est une industrie forte en France, relève Alain Picard, le directeur général de CAF France. Et en ce qui concerne CAF, cette industrie vit de la commande publique. »

Le dirigeant ajoute : « À partir des contrats que nous avons remportés pour les tramways de Montpellier et Marseille, nous avons investi et recruté à Bagnères-de-Bigorre. Et le fait que nous ayons investi et recruté nous a permis d’envisager de faire le tramway de Rome. C’est une dynamique vertueuse. La commande publique va améliorer la vie à Montpellier et elle a en même temps un impact industriel à Bagnères-de-Bigorre. Il faut le redire : oui, il y a des dépenses publiques qui sont positives. »

Sur la ligne d’assemblage du futur tramway de Montpellier — Photo : Philippe Kallenbrunn

Côté à la Bourse de Madrid, le groupe CAF a enregistré en 2024 un chiffre d’affaires de 4,20 milliards d’euros, soit une croissance de 65 % en 5 ans. Son carnet de commandes est valorisé à 14,6 milliards d’euros en 2024. Sa stratégie de croissance s’appuie sur une gouvernance stable et de long terme, avec un actionnariat salarié et local qui représente près de 40 % de l’actionnariat total. Fort de sites de production dans six pays, le groupe emploie au total plus de 16 000 collaborateurs.

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