La séquence s’est jouée en un peu plus d’un mois. Mi-novembre 2025, la Région Grand Est alertait publiquement sur les conséquences d’une mesure envisagée dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026 (PLFSS 2026), prévoyant une baisse du remboursement des cures thermales de 65 % à 15 %. Le 14 novembre, son président Franck Leroy mettait en garde contre une décision jugée préjudiciable à la fois pour la santé publique et pour l’économie de territoires thermaux fortement dépendants de cette activité.
Fin de l’incertitude
Le 9 décembre 2025, lors du vote définitif du budget de la Sécurité sociale, le Parlement a finalement acté le maintien du remboursement, mettant fin à l’incertitude. Une décision saluée, le 17 décembre, par le groupe Valvital, deuxième opérateur thermal français, qui " se félicite du maintien du remboursement des cures thermales " en la personne de son président directeur général Bernard Riac, y voyant " une décision majeure pour l’avenir du thermalisme médical en France ".
Dans le Grand Est, la décision concerne directement huit stations thermales conventionnées : Vittel, Contrexéville, Bains-les-Bains, Amnéville-les-Thermes, Bourbonne-les-Bains, Nancy Thermal, Niederbronn-les-Bains et Morsbronn-les-Bains. Valvital exploite trois de ces sites : Nancy Thermal (Meurthe-et-Moselle), Niederbronn-les-Bains et Morsbronn-les-Bains (Bas-Rhin). Le groupe revendique 59 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et 767 équivalents temps plein, tandis que la filière thermale représente environ 25 000 emplois directs et indirects en France.