Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, soutient la tribune initiée par le sénateur du Puy-de-Dôme Jean-Marc Boyer et s’oppose au décret envisagé par le Gouvernement visant à réduire le remboursement des cures thermales de 100 % à 65 % pour les patients atteints d’affections de longue durée (ALD) et de 65 % à 15 % pour tous les autres patients. Une réduction du remboursement des cures thermales entraînerait "des conséquences désastreuses sur l’écosystème local et la santé de nos habitants", indique l’élu local, pour qui le thermalisme constitue un levier économique majeur.
1 milliard d’euros de retombées économiques
En 2024, plus 96 500 patients ont suivi une cure conventionnée en région Auvergne-Rhône-Alpes, générant 1 milliard d’euros de retombées économiques annuelles, ainsi que 7 000 emplois directs et indirects non délocalisables.
Un secteur qui améliore l’offre de soins
De plus, la présence des établissements thermaux favorise une offre de soins supérieure à la moyenne (médecins, pharmacies, maisons de santé). Enfin, 91 % des stations thermales sont situées dans des communes de moins de 10 000 habitants et dans nombre de ces territoires, l’établissement thermal est l’un des premiers employeurs locaux.
"La mise en œuvre de ce déremboursement, total ou partiel, menacerait la survie de bon nombre de nos sites thermaux en Région et avec elle des milliers d’emplois. Cela viendrait également affaiblir l’équilibre fragile des territoires concernés, bien souvent ruraux ", martèle Fabrice Pannekoucke.