Filiale du landais Arenadour, le Pôle Thermal d’Amnéville se renforce sur la phlébologie
# Santé # ETI

Filiale du landais Arenadour, le Pôle Thermal d’Amnéville se renforce sur la phlébologie

S'abonner

En Moselle, le pôle thermal d’Amnéville enregistre des résultats au-dessus de la moyenne pour son centre thermal Saint-Eloy, dédié au thermalisme santé. Pour continuer d’attirer des curistes, le site exploité par le landais Arenadour prépare l’obtention d’un nouvel agrément pour dispenser des cures conventionnées aux patients souffrant d’insuffisance veineuse.

Le pôle thermal d’Amnéville est exploité par le groupe landais Arenadour — Photo : Victoire Saint-Vincent - Arenadour

Exploité par le groupe landais Arenadour, le centre thermal Saint-Eloy, l’un des trois établissements du pôle thermal d’Amnéville, a accueilli près de 12 000 curistes en 2025. Une fréquentation en hausse de 1 %, alors que la moyenne nationale affiche une baisse à -1 %. "Ces bons chiffres sont le fruit de l’engagement des équipes, associé à une politique d’investissement, avec de nombreux travaux engagés depuis la reprise du pôle thermal d’Amnéville il y a cinq ans", lance Maxime Vilgrain, président d’Arenadour.

Pour poursuivre sur cette trajectoire, le groupe landais annonce un investissement de 800 000 euros, afin d’obtenir l’agrément phlébologie, lui permettant de dispenser des cures conventionnées dédiées aux patients souffrant d’insuffisance veineuse chronique sévère. Implanté dans la ville du même nom, en Moselle, le pôle thermal d’Amnéville (CA 2024 : 18,9M€ ; 277 salariés) regroupe trois sites : le centre thermal Saint-Eloy, dédié au thermalisme santé, Thermapolis, un établissement de bien-être en eau thermale davantage dédié aux familles et la Villa Pompéi, spécialisée dans le bien-être haut-de-gamme.

Une dynamique d’innovation médicale

À ce stade, le centre thermal Saint-Eloy est agréé pour le traitement thermal conventionné des pathologies rhumatismales et de voies respiratoires et ORL, en plus de proposer une mini-cure jambes toniques. Pour pouvoir ajouter une branche "phlébologie" à son catalogue, l’établissement engage une étude, impliquant 84 patients, dès février 2026. Le dispositif prévoit six mois de suivi cliniques, puis des démarches administratives.

"La phlébologie est un enjeu de santé publique"

Pour obtenir l’agrément, le pôle thermal s’appuie également sur l’aide d’un comité scientifique et d’une entreprise, pour l’aider sur la partie administrative notamment. "L’objectif est que le premier curiste conventionné pour la phlébologie vienne au plus tôt en 2028", vise Guillaume Dumas, directeur d’opération du pôle thermal. "La phlébologie est un enjeu de santé publique. Il s’agit d’un agrément que nous avons sur nos établissements de Dax et de Saint-Paul-lès-Dax (Landes). C’est un savoir-faire que nous avons en interne", poursuit Maxime Vilgrain. L’investissement engagé servira à financer l’étude clinique, mais aussi à doter le centre thermal Saint-Eloy de nouveaux postes de soin, comme des baignoires et un couloir de marche.

La réouverture de Thermapolis prend du retard

Maxime Vilgrain, président d’Arenadour et Guillaume Dumas, directeur d’exploitation du pôle thermal d’Amnéville — Photo : Anabelle Filoche

En parallèle, le pôle thermal poursuit les travaux engagés précédemment par le groupe Arenadour. En 2025, les thermes d’Amnéville avaient en effet annoncé un investissement de 1,3 million d’euros pour moderniser ses infrastructures. Thermapolis, l’un des trois centres du pôle, était notamment visé par une rénovation complète des vestiaires, et la création d’un bassin extérieur de 200 m². L'établissement a en effet fermé ses portes fin février 2025 et devait à l’origine les réouvrir à l’automne 2025. En raison de "travaux prolongés", l’établissement devrait être à nouveau prêt à accueillir du public au deuxième trimestre 2026.

Des réservations en baisse

"En 2026, nous observons un niveau de réservation plutôt en retrait. Nous pensons que beaucoup de curistes craignent de ne pas être pris en charge", regrette Maxime Vilgrain. En effet, le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026 (PLFSS 2026), prévoyait à l’origine une baisse du remboursement des cures thermales de 65 % à 15 %. Le Parlement a finalement acté le maintien de remboursement. Pour attirer de nouveaux clients, le pôle thermal d’Amnéville prévoit notamment la mise en place d’innovations thermales dès 2026, comme l’instauration d’un ticket coupe-file, ou l’arrivée d’un nouveau soin dédié au cuir chevelu à la Villa Pompéi.

Moselle Landes # Santé # ETI # Investissement