À Pluméliau-Bieuzy, près de Pontivy (Morbihan), l’industriel Bretim prépare l’extension de son outil de production et siège social de 1 200 mètres carrés. L’entreprise de 44 salariés, spécialisée dans la conception et l’intégration de procédés pour le transfert de liquides alimentaires et de produits semi-pâteux, envisage d’agrandir son atelier et ses bureaux d’environ 30 %. Le projet, estimé à près d’un million d’euros, pourrait être lancé entre 2026 et 2027. "Aujourd’hui, nous sommes limités par la taille. L’objectif est de pousser la préfabrication beaucoup plus loin pour limiter les interventions chez le client", explique Yann Coadic, président et actionnaire de l’entreprise.
Une présence forte dans l’agroalimentaire
Historiquement spécialisé dans la tuyauterie industrielle, Bretim s’est progressivement orienté vers l’ingénierie de procédés, en proposant des solutions complètes allant de l’étude à l’intégration des équipements. L’entreprise réalise aujourd’hui une large part de son activité dans l’agroalimentaire, notamment dans les secteurs du lait, de la viande ou des plats préparés.
Lactalis, Laïta et Fleury Michon comme clients
Ce marché représente environ 90 % du chiffre d’affaires de la société, qui travaille notamment pour des groupes comme Lactalis, Laïta, Kermené ou Fleury Michon. Le secteur laitier demeure un pilier important, même s’il connaît des cycles d’activité. "Le lait reste un marché porteur pour nous, avec des périodes plus ou moins dynamiques", observe Yann Coadic.
Le chef d’entreprise participe actuellement au Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire (CFIA) à Rennes pour rester bien visible de l’écosystème agroalimentaire breton et continuer de prospecter. "Sur un salon comme celui-ci, on repart généralement avec deux ou trois contacts intéressants", souffle-t-il.
Exploration de nouveaux marchés
Pour réduire sa dépendance à l’agroalimentaire, Bretim explore en parallèle d’autres segments. Les biotechnologies, notamment autour de la transformation des algues ou des insectes, font partie des pistes étudiées. La PME accompagne aussi des clients qui opèrent dans la chimie et l’énergie. "L’idée est d’élargir notre éventail d’activités pour ne pas dépendre trop fortement d’un seul secteur", appuie le dirigeant.
L’essentiel de l’activité de Bretim se fait en France et dans le Grand Ouest. L’export reste marginal et repose surtout sur des opportunités ponctuelles. Bretim a déjà réalisé des projets au Sénégal ou en Algérie.
Vers un retour à la croissance en 2026
Fondée en 1991 et reprise en 2004 par Yann Coadic et Jacques Jégourel, Bretim emploie 44 salariés pour un chiffre d’affaires d’environ 11 millions d’euros en 2024. Pour accélérer sa cadence dans l’intégration de nouveaux matériaux dans les environnements industriels, l’entreprise peut compter sur un bureau d’études internalisé et des outils technologiques de pointe (acquisition d’un Scan 3D en 2024).
Après un ralentissement de l’activité en 2025, le patron vise un chiffre d’affaires compris entre 11 et 12 millions d’euros en 2026.