Après avoir créé une plateforme mixte de transport et logistique de surgelés de 4.200 m² et 2.500 palettes en 2011, à Noyal-sur-Vilaine aux portes de Rennes (5,5 M€ investis à l'époque), Le Calvez Surgelés construit actuellement une nouvelle tranche de 2.900 m² pour un volume de 30.000 m3 et 5.500 palettes supplémentaires. Soit un investissement de 4 M€ de plus sur l'un des sept sites dédiés en France à cette filiale spécialisée née en 2004 et portant aujourd'hui, avec 55 M€ de CA et 410 salariés, 59 % du business du groupe finistérien (94 M€ de CA, 790 salariés). A la clé de ce projet, dix emplois dont celui immédiat d'un directeur commercial seront créés, "à plein régime" précise Jean-Jacques Le Calvez, P-dg du groupe, qui a embauché 50 personnes en 2014. La plupart pour renouveler des départs à la retraite. "Nous investissons aussi beaucoup dans notre outil : nous achetons en moyenne 60 camions par an et allons faire dix millions d'investissements en 2015", ajoute-t-il.
Dix ans de croissance
Trois ans après sa création, sur les bases du rachat en 1986 de la plateforme frais de Robin-Châtelain et de TFA/Sofidis il y a dix ans (17 M€ de CA en 2004), ce pôle surgelés rennais est déjà plein. "Entre 2011 et 2014, nos volumes ont crû de 40%. La zone de transit est saturée", explique Stéphane Robert, DG de Le Calvez Surgelés. "Il y a encore du potentiel de croissance en France sur le développement du surgelé", ajoute Jean-Jacques Le Calvez. Cette plateforme étendue va lui permettre de réinternaliser des flux jusqu'alors confiés à des prestataires extérieurs et d'accueillir de nouveaux clients. Il assure déjà des prestations de stocks avancés pour Thiriet, de livraison de la moitié des restaurants Mc Donald's de l'Ouest, et compte aussi des enseignes clientes comme Bridor (Le Duff), Findus, Miko, Toupargel, SVA, Tipiak, Labeyrie et celles de la grande distribution. "Noyal est très bien placé, au cœur d'un très gros bassin agroalimentaire. Ce projet est un pari économique sur le monde du surgelé et peut être un relais de croissance pour l'entreprise."
D'autant plus que le marché est tendu et que certains de ses confrères se portent mal. Depuis novembre dernier, on sait que les transports Postic (groupe Celsius) à Saint-Gonnéry dans le Morbihan (35 M€ de CA et 250 salariés dont 100 à Servon-sur-Vilaine) sont en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois.