« Le marché a beaucoup évolué, nous avions besoin de nous renouveller», entame Alain Tygréat, à la tête du magasin Jardiland de Brest (40 salariés ; C.A. N.C.). « Le jardin est devenu très déco, mais aussi très écologique : les gens veulent jardiner de façon responsable». Pour s'adapter à ces changements, le président a commencé par revoir le parcours client : davantage de place pour les arts de vivre (mobilier de jardin, plantes d'intérieur, décoration, diffuseurs de senteurs, etc), mais aussi pour l'alimentaire avec un 144 m² consacrés à la vente de produits locaux.
Développement durable et économies d'énergie
« Nous avons également remplacé toutes nos gondoles par des modèles en bois, qui sont plus bas afin d'aérer l'espace, plus design et plus respectueux de l'environnement», complète Marie Tygréat, la fille du président qui vient de prendre les rênes du département Arts de Vivre et décoration (20% de l'activité). Un rayon installé en plein centre d'un magasin entièrement repeint et auquel Alain Tygréat est actuellement en train d'adosser 400 m² de pergola. «Nous avons aussi changé toutes les couvertures de nos serres en utilisant du polycarbonate et passé tout le magasin en éclairage à LED, pour des raisons d'économie d'énergie mais aussi parce que les plantes apprécient ce type de lumière», poursuit le dirigeant.
Une pharmacie des plantes pour anticiper la règlementation sur la vente de produits phytosanitaires chimiques
Et si celui qui fût le premier à s'installer dans la zone du Froutven, en 2003, voit davantage
l'arrivée de Leroy-Merlin dans son voisinage proche comme «une opportunité de synergie», Alain Tygréat n'en doit pas moins faire face à une concurrence toujours plus rude. Pour y faire face, il mise également sur un autre concept : la "Pharmacie des plantes", pour laquelle il a investit 40.000 € et embauché un salarié supplémentaire.
« Nous voulons accompagner nos clients dans une logique de jardinage responsable, en les orientant vers des produits respectueux de l'environnement», explique Maxime Delavigne, responsable de secteur. «Nous leur proposons des alternatives ou des conseils personnalisés sur l'utilisation de produits phytosanitaires chimiques, que nous ne vendons plus en libre-service mais uniquement derrière le comptoir». Une façon d'anticiper l'instauration d'une nouvelle réglementation, en 2019, encadrant la vente de ce type de produits sur lesquels trop de clients ont encore souvent la main lourde.
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Pionnier de la zone du Froutven, en 2003, le magasin Jardiland de Brest caracole en tête au classement des enseignes du réseau. Bien décidé à maintenir son rang, Alain Tygreat, son président, a engagé une refonte du magasin pour un montant de 500.000€. Au-delà de travaux de rénovation, d'embellissement, et d'économies d'énergie, il mise aussi sur de nouveaux concepts pour coller à l'air du temps.