Au bout de la route de Lorient, à Rennes, un nouvel espace de jeux en intérieur a ouvert ses portes, sur 540 m². Nommé Brain Games, il est la seconde salle des fondateurs de Brain L’Escape Game, né il y a dix ans dans la capitale bretonne. À l’époque, Martial Corbet, son épouse Audrey Corbet et son neveu Alexandre Pouessel, sont les premiers à lancer un "escape game" made in France. Depuis, ils ont fait des émules, en vendant leur concept en licence de marque. Sept autres salles en France et en Belgique exploitent le jeu, qui se décline en dix salles différentes.
20 émissions de quizz
Pionniers face à des concepts venus du monde anglo-saxon, les dirigeants rennais capitalisent aujourd’hui sur leur savoir-faire pour proposer de nouveaux jeux à leurs clients, et à d’autres professionnels. C’est le cas de son jeu de quizz, Buzz Your Game. "Nous avions besoin de place pour le développer, et recentrer notre premier site sur les escape games", raconte Audrey Corbet. L’entreprise s’est ainsi mise en quête de nouveaux locaux, avec l’aide de l’agence en immobilier d’entreprise Tourny Meyer. Elle a investi 300 000 euros pour aménager son nouvel espace, qui accueille donc deux salles de quizz. Un concept que Brain L’Escape Game a mis au point pendant le Covid. "Quand nous avons dû fermer nos portes, nous avons eu onze mois sans activité. Alors nous avons décidé de développer un quizz, ce qui existait peu", se souvient Audrey Corbet. Avec un quatrième gérant arrivé dans l’équipe, Sylvain Revereault, informaticien, les Rennais ont inventé un concept d’émission comme à la télévision, avec huit pupitres et leur buzzer, permettant de répondre à des questions. "Nous avons aujourd’hui 20 émissions complètes à proposer, nous démarquant de la concurrence, qui présente des quizz avec questions aléatoires", estime Audrey Corbet.
Développement par les licences
Le jeu a plu immédiatement. Et Brain L’Escape Game l’a ouvert sous licence il y a deux ans. 25 salles en France le proposent désormais. "Nous le vendons à des laser games, bowlings ou encore des Speed Park, qui veulent diversifier leur activité par exemple, c’est du clé en mains, explique la dirigeante. Notre objectif est de vendre entre 5 et 10 Buzz chaque année". Le marché est en plein développement, contrairement aux escape games, qui ont atteint leur maturité. À 35 000 euros l’installation et la licence, cela permet à Brain L’Escape Game de continuer de croître. Si l’entreprise ne communique pas son chiffre d’affaires, elle indique être rentable. Et continue d’investir dans des nouveautés. Elle lance ainsi par exemple des "Action Games", installés au sein de sa deuxième adresse rennaise. "Deux jeux de 15 minutes sont prêts, un troisième sort en novembre et un quatrième en décembre", annonce Audrey Corbet. Il peut s’agir de bouger sur des dalles lumineuses, d’un cache-cache en rythme ou d’un mur interactif. L’équipe a encore des idées plein la tête.