Bonijol : Faire de la cavalerie un véritable spectacle
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Bonijol : Faire de la cavalerie un véritable spectacle

Alain Bonijol milite depuis 1990 pour redonner ses lettres de noblesse aux chevaux au sein de la corrida. Créateur de la cavalerie qui porte son nom, il propose ainsi une quarantaine d'animaux spécialement dressés afin de faire du moment des piques un véritable spectacle.

Alain Bonijol a été torero pendant près de 13 années. «J'ai une véritable éducation taurine. Quand j'ai décidé d'arrêter ma première activité, je me suis consacré à la cavalerie avec une approche différente de ce qui se pratiquait. Je voulais réellement apporter un spectacle au travers du cheval de picador», explique-t-il. «Le moment des piques était trop souvent considéré comme un mal nécessaire. Il est, pour certains, l'expression la plus emblématique de la cruauté. Il fallait le réintégrer comme un véritable spectacle et faire du picador un torero à cheval», poursuit-il.




Une activité saisonnière

C'est ce que s'emploie à faire Alain Bonijol depuis les années 1990, avec la cavalerie qu'il a créé dans le petit village de Franquevaux, situé entre Saint-Gilles et Vauvert. «Petit à petit, mon travail porte ses fruits, et la cavalerie est reconnue comme un moment important. Les chevaux sont plus fins, plus mobiles. Même l'Espagne commence à s'intéresser à cet aspect du spectacle...» Ainsi, en2000 et2004, la cavalerie Bonijol a remporté les concours de chevaux de picador organisés dans les arènes de Madrid, de Séville et de Saragosse. Avec une quarantaine de chevaux, la Cavalerie Bonijol peut participer à près de 80 courses par saison. «Malgré tous les efforts, la cavalerie reste le parent pauvre du spectacle. Les cachets sont faibles et la concurrence a plutôt tendance à tirer les prix vers le bas. L'activité est très saisonnière et nous n'avons pas d'autres rémunérations que les spectacles taurins». Sans le soutien et l'aide d'une association de loi 1901 qui regroupe des passionnés, l'entreprise ne pourrait ainsi pas participer à autant de rencontres. Les chevaux sont engagés par les directions des différentes arènes et le matador engage de son côté les picadors. «En France, nous sommes deux à pratiquer cette activité. Il s'agit d'un véritable marché de niche...» Outre le dressage et la location de chevaux, Alain Bonijol a également mis au point du matériel de protection qu'il vend via son site internet. «Dès 1996, j'ai fait homologuer des caparaçons élaborés avec des matériaux qui servent aux gilets anti-balles. Il faut tirer l'ensemble du spectacle vers le haut», conclut-il.




Effectif: 3 - CA: 200.000 € Tél.: 04.66.73.30.18 www.cavalerie-bonijol.com

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