Quimper
Biscuiterie de Lignol : Ouverture d'un second site à Quimper
Quimper # Agroalimentaire

Biscuiterie de Lignol : Ouverture d'un second site à Quimper

C'est désormais sur deux sites que s'appuie Pascal Broussouloux, le dirigeant de la Biscuiterie de Lignol. Il vient en effet d'ouvrir une seconde usine, près Quimper, où sont réalisés les plus gros biscuits. Ce site offrira aussi la possibilité de fabriquer des produits surgelés.

La Biscuiterie de Lignol a de l'appétit. Après le Centre-Bretagne, elle a pris possession d'un second site à Quimper. C'est à Ergué-Gabéric précisément que Pascal Broussouloux, le fondateur de la biscuiterie, a décidé d'installer sa seconde usine. « Les grosses pièces type Kouign Amann ou galettes des rois, seront fabriquées sur ce site de 1.000 m². Ainsi, nous apporterons une autonomie à chaque usine et proposerons de nouveaux services. »

Quimper, ses produits et le surgelé

Baptisée Sucré Doré, l'entité quimpéroise va présenter plusieurs atouts, et notamment celui de pouvoir fabriquer des surgelés. Une nouvelle corde à l'arc de l'entreprise comme l'explique Pascal Broussouloux: « Nous disposons désormais de la capacité industrielle pour s'ouvrir le créneau de nouveaux produits en cuit surgelé. » Pour ses débuts, le site finistérien compte quatre salariés, mais a l'ambition d'atteindre 7 à 8 personnes d'ici la fin de l'année. « Nous devrions être une quinzaine d'ici à trois ans pour un chiffre d'affaires oscillant entre 1 et 1,2 millions d'euros », mise Pascal Broussouloux. Quelque 200.000 euros d'investissements seront investis sur ce site entre 2017 et 2018. Née il y a cinq ans, la Biscuiterie de Lignol a su jouer de ses particularités, en plein coeur de la Bretagne, terre s'il en est de nombreuses biscuiteries aux tailles et aux process de fabrication variés.

1,5 millions d'euros à Lignol

L'aventure de la biscuiterie de Lignol c'est aussi un virage dans la vie professionnelle de son créateur, Pascal Broussouloux. Passé par l'agroalimentaire et le secteur de la viande puis celui des Salines de Guérande dont il fût directeur commercial durant six ans, il a eu l'envie d'entreprendre. « J'avais en tête de racheter et de créer une entreprise. J'ai cherché durant deux ans puis après avoir étudié trois dossiers de reprise, j'ai finalement pris la décision de créer une biscuiterie après avoir effectué une étude de marché. » C'est à Lignol que le projet a pris forme, en lieu et place d'un ancien abattoir de pigeons dont il ne reste plus rien. Après un an de travaux, l'activité a démarré en octobre 2012. « Aujourd'hui, nous employons 15 salariés et nous réalisons 1,5 million d'euros de chiffre d'affaires », souligne le dirigeant. De là, sortent des milliers de palets bretons et autres petits beurres et, pour l'heure, une petite production de gâteaux bretons et Kouign Amann.

Les enjeux du surgelé pour l'export

Les clients de la biscuiterie sont des grossistes à 50 % suivis à 40 % par des magasins spécialisés et l'export ensuite. « L'export pèse actuellement 10 % et il évolue favorablement. Nous vendonc en Europe: en Italie, en Belgique et en Allemagne mais aussi à La Réunion et au Canada. » Et l'export pourrait être l'un des leviers majeurs de l'entreprise à l'avenir, la capacité industrielle en surgelé permettant de s'ouvrir de nouveaux horizons notamment à l'export. De quoi muscler les canaux de vente et lisser la saisonnalité de certains produits. Pour la biscuiterie, le créneau est clair : le canal de vente est en BtoB, exception faite de ses ventes réalisées dans sa boutique usine de Lignol et lors du festival Interceltique.

Un second site à Lignol pour le stockage

Autre choix : la maîtrise de sa logistique. Il y a deux ans, la Biscuiterie de Lignol a fait l'acquisition du bâtiment voisin. « Nous avions atteint nos limites en matière de stockage au sein de l'usine. Ce second bâtiment nous apporte de la souplesse et nous permet de consolider notre logistique. » Sur le site de Lignol, de nouveaux investissements sont prévus à moyen-terme. Plus d'un million d'euros pourrait être consacré pour une deuxième ligne automatisée. Pour l'heure, les indicateurs sont au vert avec une croissance d'activité de 42 % depuis le début de l'année. De quoi permettre au site d'atteindre les 2 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici à trois ans. L'entreprise dispose de marge pour absorber des hausses de production : elle ne fonctionne actuellement qu'en 1X8.

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