Feu Vert est-il à vendre ?
Nous sommes sous LBO depuis maintenant 8 ans. Il est temps de faire évoluer l’actionnariat. Mais les principales rumeurs qui ont été données, quant à une entrée du fonds américain Colony Capital, sont fausses. En revanche, nous sommes officiellement en procédure de cession ; dont le deal est de céder 100 % des titres, y compris ceux des actionnaires minoritaires. On est donc en contacts avec pas mal de fonds. Nous devrions être en phase de closing dans les mois qui viennent.
Privilégiez-vous un fonds français, comme c’est le cas actuellement avec Qualium Investissement (filiale de la Caisse des dépôts) ?
Un fonds étranger peut tout à fait s’inscrire dans cette dynamique. On est de toute façon sur un métier – l’activité automobile – dans lequel il n’est simple de s’implanter hors de ses frontières naturelles. C’est un métier très particulier, plus difficile que celui de la distribution classique, avec des barrières à l’entrée plus compliquées. Il faut un secteur automobile présent, avec des ateliers, du savoir-faire. Par conséquent, la fonds que nous choisirons – et ce quelle que soit son origine – aura comme priorité de développer les pays dans lesquels nous sommes présents France, Espagne, Portugal et Pologne), et d’autres destinations comme l’Afrique (en master franchise) ou le reste de l’Europe en développement en propre.
Vous avez récemment levé auprès d’un pôle bancaire, 250 M€ pour financer votre déploiement européen. Cette stratégie d’expansion est-elle freinée par la cession en cours ?
Nous avons fait cette opération de refinancement qui nous permet d’avoir de l’oxygène et une belle capacité d’investissement. Nous ne sommes absolument pas bloqués par un manque de moyens financiers et nous réfléchissons d’ailleurs à des opérations d’investissement dans le réseau actuel avec de nouveau de croissance externe sur des rachats de petits réseaux dans les pays où nous sommes implantés. Seulement, si nous devons prendre le risque d’implantations sur de nouveaux pays, nous le ferons en accord avec le prochain actionnaire, pas avant 2016 donc.
Le PDG du groupe lyonnais, (CA : 650 M€ // 6200 salariés, franchises inclues) confirme au Journal des Entreprises la cession imminente de 100 % des titres Feu Vert mais dément toute entrée au capital du fonds américain.