Acteur mondial et hyperspécialiste de l’extraction d’acides aminés, BCF Life Sciences aborde la fin d’année avec plusieurs changements et d’importants projets. Après le départ de Renaud Sergheraert, ancien directeur général en 2024, remplacé par Yannick Riou, c’est Jacques Pidoux, PDG, qui passe le relais à Yannick Riou à la présidence de l’entreprise qui compte 250 salariés et réalise 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. "Ma succession avec Yannick Riou était prévue. C’est une décision personnelle et en plein accord avec Sonae (le groupe portugais a fait l’acquisition de BCF Life Sciences en 2024, NDLR). Durant une année, nous avons pu anticiper tout cela avec Yannick. Je suis confiant. Yannick conjugue ses racines bretonnes avec une solide expérience à l’international. Je reste actionnaire et membre du conseil de surveillance", dévoile Jacques Pidoux.
Un chiffre d’affaires triplé en 15 ans
Durant sa co-direction, pendant 15 ans avec Renaud Sergheraert, il aura permis le recrutement de 140 collaborateurs supplémentaires et le chiffre d’affaires aura été triplé. "L’entreprise affiche une solide rentabilité et nous réalisons 65 % de nos ventes à l’export."
À compter du 17 octobre, Yannick Riou prendra la présidence de l’entreprise. Il aura à ses côtés Mikaël Dollo, qui a rejoint l’entreprise au poste de directeur des opérations. Fort d’une solide expérience dans les domaines de l’agroalimentaire, des ingrédients et des environnements techniques, ce Breton "va coordonner de nombreux flux dans l’entreprise : production, investissements, maintenance, qualité, achats, … afin d’accroître la performance et l’efficience de l’entreprise, dans une phase de croissance et une dimension internationale."
En effet, l’entreprise ambitionne de passer de 50 à 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2030. "Pour cela, nous allons nous appuyer sur le socle construit par Jacques Pidoux et Renaud Sergheraert. La performance de BCF Life Sciences est prouvée, les équipes sont engagées et nous avons entamé une importante trajectoire RSE depuis cinq ans. Aujourd’hui, nous voulons gagner plus de régions dans le monde, plus de clients et faire connaître nos solutions d’hyperspécialistes des acides aminés", livre Yannick Riou.
Une option sur les États-Unis
Positionnée sur les marchés du soin des plantes (plant care), soin des animaux (pet care) et de la santé humaine, BCF Life Sciences entend être encore plus présent aux États-Unis, au Brésil, au Japon et percer en Chine. "Cela implique des enjeux d’efficience, de compétitivité et de consolidation. Cela passe aussi par le fait d’avoir un autre site de production hors de France. Ce sera une réponse capacitaire et sécurisante pour nos clients d’avoir deux unités de production. À l’heure actuelle, l’option principale retenue serait une implantation aux États-Unis fin 2028", révèle Yannick Riou.
Dans le même temps, le site de Boisel à Pleucadeuc, près de Malestroit, va aussi connaître un important programme d’investissements. "Notre usine de Boisel reste et restera notre navire amiral. Nous allons y investir entre 7 et 10 millions d’euros par an. " Au total, pour ses différents projets et défis, BCF Life Sciences va investir 100 millions d’euros à court terme.