La Bretagne retrouve un peu d’allant sur les investissements directs étrangers (IDE). C’est ce que révèle l’enquête 2024 du cabinet EY sur l’attractivité de la France, qui fournit un éclairage par régions. La Bretagne affiche la plus forte croissance du nombre de projets d’IDE, avec une hausse de 24 % par rapport à 2023.
Parmi les projets marquants, on note celui du fabricant britannique d’aérosols McBride, qui investit dans de nouveaux équipements à Rosporden (Finistère) pour produire 140 millions d’unités par an. Autre exemple : le groupe portugais Sonae, via sa participation dans BCF Life Sciences, injecte 65 millions d’euros dans l’extension d’un site de production à Pleucadeuc (Morbihan).
Un retard à combler
Attention cependant à ne pas surestimer cette progression. Avec seulement 36 projets recensés, la Bretagne reste très loin derrière l’Île-de-France (258 projets), l’Auvergne-Rhône-Alpes (146) ou les Hauts-de-France (101). Elle se classe à l’avant-dernière position du classement national, juste devant la Corse. À titre de comparaison, la région avait accueilli 53 projets en 2021 et 48 en 2022. Même les Pays de la Loire, en fort recul (-25 %), conservent une longueur d’avance sur la Bretagne avec 42 projets cette année.
Près de 1 000 emplois créés en Bretagne
Côté emploi, la Bretagne fait un peu mieux. Les projets d’IDE ont généré 942 emplois en 2024, plaçant la région au 10e rang national, devant la Nouvelle-Aquitaine (717). Cette performance reste cependant en retrait par rapport à 2023, avec une baisse de 10 %. En moyenne, un projet d’investissement étranger en Bretagne crée 29 emplois, un ratio inférieur à celui observé en Normandie ou dans les Pays de la Loire.
L’agroalimentaire attire les IDE
Les principaux pays investisseurs en Bretagne sont les États-Unis, l’Allemagne et le Japon. Sans surprise, l’agroalimentaire – pilier de l’économie régionale – demeure le premier secteur d’accueil des IDE, représentant 22 % des projets. Les logiciels et services informatiques arrivent en deuxième position, avec 17 % des implantations.