Audit Ernst & Young : quelques insatisfaits «qui méritent d'être écoutés»
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Audit Ernst & Young : quelques insatisfaits «qui méritent d'être écoutés»

L'audit réalisé par Ernst & Young ces derniers mois auprès des entreprises bretonnes et des acteurs de l'international souligne du bon... et du moins bon.

Nous le révélions dans notre numéro d'octobre dernier. Le cabinet Ernst & Young a audité les acteurs bretons de l'international et effectué un sondage auprès des entreprises. But de l'Agence économique de Bretagne (AEB) - le commanditaire - dresser un bilan objectif de l'action pour affiner la stratégie régionale dans ce domaine. Lors des Opens de l'Équipe de France de l'Export (lire plus haut), François-Nicolas Sourdat, directeur de l'AEB, a révélé les résultats. Une étude, a-t-il précisé, réalisée auprès de 300 entreprises déjà bénéficiaires d'un dispositif d'accompagnement et de 300 autres non bénéficiaires. Premier élément: «on sent une très forte attentedes entreprises», souligne le directeur. Preuve en est, une entreprise déjà accompagnée sur deux (53%) confie avoir d'autres projets à l'international qu'elles pourraient mettre en oeuvre si elles étaient épaulées.




Lisibilité: peut mieux faire

Autre point positif, 79% des entreprises interrogées se disent satisfaites des aides financières en la matière. S'il juge ce résultat très satisfaisant, François-Nicolas Sourdat tempère toutefois: «les 20% qui se déclarent insatisfaites méritent d'être écoutées.» D'autant que ce résultat doit être mis en parallèle avec un autre chiffre, plus inquiétant celui-là. 30% des entreprises bretonnes qui ont fait appel à l'un ou l'autre des acteurs de l'international déclarent en effet ne pas avoir atteint ou avoir atteint partiellement leurs objectifs. «Pourquoi ces résultats n'ont-ils pas été atteints?». C'est la question qu'il faut se poser a souligné le patron de l'AEB. Et d'ajouter un «dernier bémol». Si 70% des entreprises bénéficiaires d'un accompagnement déclarent avoir trouvé facilement l'interlocuteur, une sur deux est «moyennement ou pas satisfaite du tout» quant à la question de la lisibilité des acteurs en Bretagne. De quoi apporter de l'eau au moulin du débat sur la nécessité d'un double guichet dans la région: CCI International et Bretagne International.

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