Le groupe Armor-Lux poursuit son ascension. La marinière, un moment en rupture de stock, n'a jamais aussi bien marché. Les projets se multiplient au sein de la société. Dernier en date, le rachat d'une grande et incontournable maison quimpéroise: l'entreprise François Le Villec pour 500.000€. Spécialisée dans le linge de maison, l'entreprise familiale était à vendre, son propriétaire partant à la retraite. L'occasion pour Jean-Guy Le Floch de sauver une boutique de la région et d'investir dans un savoir-faire. «C'est une très belle petite marque, qui est fondamentale pour la ville et pour laquelle j'ai beaucoup de respect.» Cela va permettre de développer un nouveau segment pour l'entreprise, celui des arts de la table, en collaboration avec Gildas le Minor et la styliste Nelly Rod. Il n'est pas ici question de concurrence mais de complémentarité entre deux entreprises qui travaillent ensemble depuis de très nombreuses années.
Se rapprocher de la clientèle
La stratégie globale de la bonneterie d'Armor s'inscrit également dans une logique de proximité. «Se rapprocher des consommateurs me semble indispensable», explique le dirigeant. Ainsi après Pau et Biarritz, Armor-Lux projette d'ouvrir, dans les prochains mois, plusieurs nouveaux magasins. À Saint-Renan, c'est chose faite depuis la fin juin. 600m² sur la zone commerciale du lac accueillent toute la gamme des produits du groupe, Armor-Lux, Terre et mer et Bermudes. «C'est notre première grande implantation dans le Nord Finistère. Nous avons créé quatre emplois», relève le P-dg. Curieusement, la marque, largement représentée au niveau national voire international, n'avait pas encore de grande boutique en Nord Finistère, et n'a pas souhaité ouvrir à Brest: «Parce que nous avons déjà deux petits points de vente en centre-ville», argumente Jean-Guy Le Floch.
Ouverture à Vannes et agrandissement
Autre ouverture imminente, celle d'un magasin de 1.600m², à Vannes, en septembre, sur le site de Copernic, zone de Kerlann. On y trouvera du prêt-à-porter pour toute la famille, mais aussi de l'épicerie fine, des livres et bien entendu les arts de la table. Le P-dg estime qu'une telle surface peut générer un chiffre d'affaire de 2M€ et permettre la création d'une dizaine d'emplois. Enfin, l'entreprise garde encore deux autres projets dans ses cartons. Le lancement d'une boutique de 1.600m² à Plaisir en région parisienne, le terrain vient d'être acheté, et une extension sur le site de Kerdroniou à Quimper. «Nous devrions investir bientôt entre 3 et 4M€. L'agrandissement sera de 9.000m² pour développer la logistique et rassembler sur le même site ce qui aujourd'hui est éparpillé dans des bâtiments à droite et à gauche. Ce sera plus fonctionnel», conclut le dirigeant.
En ces temps de crise, le textile n'est pas épargné. Pourtant, Armor Lux n'en finit pas d'investir tous azimuts.