La nomination fin janvier du patron de la CCI de Saint-Omer et, accessoirement petit-fils de Jacques Durand, le fondateur d'Arc International, Xavier Ibled à la direction des affaires publiques du groupe a fait craindre l'imminence d'une nouvelle saignée dans les effectifs. Elle s'est voulue cependant le signe fort d'une volonté d'accélérer la reconversion du site industriel et de ses métiers.
Un nouveau navire
De fait, le président du directoire d'Arc International, Guillaume de Fougières a tenu à saluerle mois dernier l'aménagement, dans d'anciens vestiaires de 850m² à Blaringhem, des nouveaux bureaux d'AGMS (Arc Glass Melting Solutions), une division du groupe lancée fin 2008. «AGMS est le regroupement de plusieurs services autrefois disséminés dans toute l'entreprise, précise François Famchon, le directeur de l'entité qui rassemble l'ingéniérie fours, une partie du cabinet d'études et l'atelier réfractaire, dont les 8.000m² sont demeurés sur le site d'Arcques, en attendant un déménagement prochain vers Blaringhem. Dans un contexte difficile, AGMS a honoré des contrats d'envergure avec des groupes comme Brosse, Philips, Saint-Gobain ou Baccarat pour mettre au point des fours adaptés à la fabrication de produits aussi variés que des flacons haut de gamme ou des optiques. La structure emploie à ce jour 110 collaborateurs, dont une moitié d'opérateurs techniciens. «Nous sommes désormais à la barre de notre navire, se félicite François Famchon. «Nous avons fait 25% de notre CA à l'exterieur et devrions passer à 30% en 2010. l'objectif étant d'atteindre 50%.»
B.T.
Alors que se dessine l'échéance d'un plan social quasi-inéluctable,le géant français du verre poursuit une refondation de tous bords.