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Après Saumur, Sébastien Fricker veut cultiver la vigne en Normandie
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Après Saumur, Sébastien Fricker veut cultiver la vigne en Normandie

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Après la vente de ses activités oenotouristiques à Saumur, Sébastien Fricker a choisi la Normandie pour développer son nouveau domaine viticole près de Lisieux (Calvados). Avec une première parcelle plantée de 4,5 hectares, le jeune vigneron attend sa première récolte pour fin septembre et annonce déjà le doublement de sa surface d'exploitation.

Sébastien et Claire Fricker sur leur domaine des Déserts à Marolles — Photo : DR

Sébastien Fricker a le vin dans le sang. Il démarre très tôt sa carrière dans le secteur viticole qu'il connaît bien via un domaine familial de 25 hectares en saumur, avec l'ouverture d'un complexe oenotouristique à Saumur alors qu'il n'a que 21 ans. Il travaille pendant une dizaine d'années en Val-de-Loire avec boutique, bar à vin et restauration. "J'ai vendu en 2020 pour suivre ma femme en Normandie. Avec les nombreux allers et retours que j'avais effectués entre le Maine-et-Loire et la Normandie je m'étais rendu compte qu'il y avait peu de différence de climat entre les deux régions et que la viticulture était donc possible".

Cap sur le Pays d'Auge

Avec l'ambition de produire des vins de qualité et des vins de garde, le jeune viticulteur de 35 ans identifie les terroirs du Pays d'Auge comme les plus aptes a accueillir ses vignes, plus précisément à Marolles au domaine des Déserts, à côté de Lisieux. "Contrairement aux idées reçues, la pluie n'est pas un obstacle en Normandie. Ainsi à Marolles, la pluviométrie est inférieure à celle de Saumur. Ici, les terrains sont exposés plein sud sur des terres argilo-calcaires qui permettent de produire des vins de garde", explique Sébastien Fricker. Installé depuis trois ans à Marolles, le vigneron attend sa première récolte pour fin septembre. "J'ai planté des cépages que je connaissais déjà en saumur, pour minimiser la prise de risque." Au total, quatre cépages ont été retenus par le jeune viticulteur : chenin et chardonnay pour les vins blancs ; cabernet franc et cabernet sauvignon pour les vins rouges. Le tout sur une superficie de 4,5 hectares qui doit presque doubler pour passer à 8 hectares dès 2026.

Une question de terroir pas de prix

À la question de savoir si son installation normande relève d'une question de prix du foncier (5 000 à 6 000 euros par hectare en Normandie), Sébastien Fricker répond clairement non. "Le coût de l'hectare n'est pas moins cher en Normandie qu'ailleurs. Pour moi, c'était une question de terroir, pas de prix, car on plante une ligne de vignes pour 60 ans, on ne peut donc pas réfléchir uniquement en fonction du prix pour s'installer." Confiant dans la qualité de son terroir, le viticulteur attend entre 4 000 et 6 000 bouteilles pour sa première récolte, qui seront distribuées pour 70 % en BtoB (restauration, cavistes, épiceries fines) et 30 % en BtoC (boutique au domaine, ventes sur Internet).

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