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Avec sa nouvelle usine, la CAPL s’affirme comme un acteur majeur sur le marché du quinoa français
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Avec sa nouvelle usine, la CAPL s’affirme comme un acteur majeur sur le marché du quinoa français

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La Coopérative Agricole des Pays de la Loire (CAPL) a inauguré jeudi 19 septembre à Longué-Jumelles, dans le Maine-et-Loire, une usine qui a la capacité de réceptionner, trier, stocker et emballer jusqu’à 25 000 tonnes par an de graines alimentaires. Cet investissement de 16 millions d’euros répond à un marché d’avenir, en croissance de 20 % sur les cinq dernières années.

La Coopérative Agricole des Pays de la Loire (CAPL) vient de se doter d’une nouvelle usine de conditionnement de graines — Photo : Charles Dubré

Le site est imposant. Si vous circulez sur l’autoroute entre Angers et Saumur, vous ne pourrez pas le manquer. L’usine Perles d’Anjou se situe dans la zone Anjou Actiparc de Longué-Jumelles. En construction depuis 2022, elle vient d’être inaugurée. Quinoa (blanc, rouge et noir), pois chiches, lentilles, millet, sarrasin, sorgho blanc, chia, œillette et lin sont les neuf variétés de graines traitées et conditionnées dans cette nouvelle usine depuis le 1er juillet. Près de 10 000 tonnes devraient être réceptionnées pour la première campagne agricole, principalement du quinoa, des pois chiches et des lentilles.

Une usine au cœur des cultures angevines

"Ici, nous sommes en plein cœur du territoire de nos adhérents (environ 2 500, NDLR). 98 % de nos 500 producteurs de graines cultivent dans un rayon de 80 km. Ce projet innovant est en phase avec les évolutions de notre société et une réponse à l’agriculture de demain. Perles d’Anjou permet de réduire les risques financiers des monocultures pour l’agriculteur, et aussi de pratiquer une agriculture raisonnée, tout en ayant la sécurité d’avoir des débouchés pour un produit de qualité et répondant aux attentes de notre société", explique Christian Blet, président de la Coopérative Agricole des Pays de la Loire (CAPL).

Un bâtiment bas carbone

Le bâtiment de 7 000 m² s'étend actuellement sur une surface de 2,5 hectares. "La structure en acier bas carbone nous a permis d’économiser 17 tonnes d’équivalent carbone, se félicite Jérôme Lemasson, directeur général de la CAPL. L’usine repose sur 450 pieux car nous sommes sur une zone humide. Nous avons des récupérateurs d’eau de pluie et nous installerons des panneaux photovoltaïques sur le parking."

16 millions d’euros investis

Ce projet à 16 millions d’euros est financé à hauteur de 48 % par l’agence de développement économique de Maine-et-Loire Alter éco. Les 52 % restant sont couverts par des subventions publiques, des fonds interprofessionnels, des contributions propres et du financement participatif via une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) lancée en 2023. "Dès la première année, les particuliers majoritaires à 60 % ont investi à hauteur de 1 million d’euros et nous espérons atteindre les 2 millions d’euros d’ici cinq ans", ajoute Jérôme Lemasson.

Une technologie de pointe

La CAPL, qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 263 millions d’euros, a investi dans neuf machines suisses de haute technologie permettant de nettoyer, trier, décortiquer et livrer un produit à la pureté garantie à 99,95 % et ainsi répondre aux normes de qualité et de traçabilité attendues en matière de sécurité alimentaire.

"C’est une première en France et même en Europe que toutes ces machines soient alignées sur la même ligne de production, souligne Sébastien Beauvallet, directeur des activités céréales. Celles en bout de chaîne en particulier (le trieur optique, la décortiqueuse, la polisseuse) nous permettent de répondre à de nouveaux marchés, comme les pois chiches décortiqués par exemple."

Une deuxième ligne de production à venir

Une deuxième ligne de production sera rapatriée de l’usine voisine de Brissac dans les prochains mois pour passer à une activité en 3x8 (gonflant le total des effectifs sur les deux sites de 9 actuellement à 15 salariés) et ainsi multiplier le triage par quatre, passant d’une tonne à quatre tonnes de graines par heure.

"On a des clients fidèles depuis quinze ans car on a su s’adapter aux évolutions des marchés. Perles d’Anjou répond à une attente forte de nos adhérents et clients. Mais on reste à l’écoute et on ne s’interdit rien. À moyen terme on sera en capacité de répondre à d’autres demandes de valorisation d’autres graines d’Anjou… ou d’ailleurs ! ", anticipe déjà Sébastien Beauvallet.

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