À Nancy, Copernic (30 salariés) aide les PME et ETI à déployer le logiciel de gestion de la relation client (CRM) de l’américain Hubspot, en plus d’apporter ses conseils et son expertise aux entreprises sur le plan marketing. Le 2 octobre 2024, le Nancéien a été racheté par Siiner (2 salariés), une société parisienne spécialisée dans les CRM et l’utilisation de la donnée, créée en juin 2024.
À la tête de Siiner et majoritaire à son capital, l’ancien directeur des opérations de Copernic, Marc Ben Chemoul. L’entrepreneur vise les 15 millions d’euros de chiffres d’affaires atteints d’ici cinq ans pour Siiner. En comparaison "chaque salarié de Copernic réalise 100 000 euros de chiffre d’affaires actuellement", chiffre-t-il, sans donner plus de détail. Créée en 2016, Copernic accompagne 400 clients. de Copernic
Éviter le rachat par un grand groupe
En croissance, Copernic a doublé ses effectifs en deux ans. "Antoine Martin, Stéphane Donninger, les cofondateurs, voulaient développer Copernic en l’adossant à un groupe", se souvient Marc Ben Chemoul. Alors encore en poste chez Copernic, Marc Ben Chemoul se propose alors à la reprise. "Nous avons été approchés pour un rachat, mais le problème des grands groupes est qu’ils suppriment généralement des emplois lors d’une reprise pour mutualiser les forces, par exemple sur les ressources humaines", poursuit-il.
Pour permettre cette reprise, Marc Ben Chemoul entre alors en contact avec une dizaine d’investisseurs entrepreneurs, positionnés sur le secteur du digital et du conseil. Ces derniers entrent au capital de Siiner, une nouvelle société que Marc Ben Chemoul fonde alors avec Quentin Duhamel pour reprendre Copernic et l’aider à se développer, au printemps 2024. Le montant de la levée de fonds réalisée n’est pas communiqué.
Maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur
"L’offre de service de Copernic s’inscrit dans le marketing, ou encore la relation client. Mon objectif est de donner des armes à Copernic en maîtrisant l’ensemble de la chaîne de valeur", cible Marc Ben Chemoul.
Dans cette perspective, Alexandre Gironde et Jean-François Clot, qui possèdent Seventic, une agence de marketing spécialisée dans la génération de leads BtoB, sont entrés au capital. "C’est intéressant car ils sont capables d’aller chercher des prospects. Plus encore, Copernic propose aujourd’hui du conseil opérationnel : il nous manquait du conseil à forte valeur ajoutée. C’est le métier de deux autres des actionnaires de Siiner", poursuit-il. Par ailleurs, des investisseurs spécialistes de la gestion des données sont également entrés au capital, en plus d’autres acteurs de l’écosystème.
Copernic garde son identité
Copernic garde ses bureaux à Nancy et son nom. "Stéphane Donninger et Antoine Martin restent membres du comité de direction. Copernic n’a pas vocation à déménager. Potentiellement, il y aura un bureau sur Paris pour des raisons pratiques", précise le président de Siiner.
Vers les 50 collaborateurs
"En restant sur notre champ d’action, nous avions atteint un plafond de verre au niveau des effectifs. L’objectif est désormais de passer à 50 collaborateurs chez Copernic", lance Marc Ben Chemoul. Entre 5 et 10 embauches sont prévues en 2025.
Puis, "potentiellement, nous allons investir ou racheter d’autres sociétés à horizon 18 mois, potentiellement dans le secteur de la data, ou une entreprise comparable à Copernic, mais spécialisée sur d’autres secteurs. Nous suivons une logique complémentaire et pas supplétive", appuie Marc Ben Chemoul.