Un alpaga est en mesure de produire 4kg de laine par an. Depuis qu'il a commencé l'élevage de ces petits camélidés, il y a maintenant trois ans, Fabien Poiret en a acquis une douzaine.
Une laine de qualité
«La laine d'alpaga est une laine haut de gamme. Pour la confection de vêtements, elle joue dans la cour de matières comme le cachemire», affirme Fabien Poiret. Leur laine possède de nombreuses qualités: elle n'a pas besoin d'être lavée avant d'être exploitée, elle est hypoallergénique et tient bien chaud. «Les alpagas sont originaires du Chili et du Pérou. Les miens sont exclusivement péruviens: la qualité de leur laine est meilleure», déclare Fabien Poiret. Pour exploiter la laine, l'éleveur travaille avec des artisans et des industriels. Les vêtements et autres objets réalisés (écharpe, manteaux, plaids, peluches, etc.) sont vendus en ligne sur son site internet.
Un animal de compagnie
La confection et la commercialisation de vêtements étant en pleine phase de lancement, Fabien Poiret réalise pour l'instant le plus gros de son chiffre d'affaires via la vente d'alpagas aux particuliers, comme animaux de compagnie. «J'en ai vendu quatre en 2008. Le rôle d'animal de compagnie sied parfaitement à l'alpaga. C'est un animal curieux, discret et affectueux. Il n'y a pas de réglementation particulière pour en posséder, il faut simplement disposer d'un terrain suffisant», explique l'éleveur qui avouera ensuite avoir lui-même démarré cet élevage sur un coup de coeur, à l'occasion d'un voyage au Pérou. Il faut compter au minimum 1.200 € pour obtenir un alpaga mâle.
Des activités complémentaires
Fabien Poiret élève également des cockers américains, des moutons d'Ouessant, des chèvres angora et cachemire, des ânes, des poules nègres soie... L'éleveur propose d'ailleurs des visites de groupe (sur réservation uniquement) de son domaine riche en animaux atypiques ou plus traditionnels.
À Wambercourt, Fabien Poiret élève des alpagas pour leur laine depuis trois ans. Zoom sur ces camélidés installés dans le pays des 7vallées.