Actual Group va lancer la construction de son futur siège social à Laval. Ce sont 200 collaborateurs qui y prendront place à l’horizon 2028. Mais le bâtiment de 8 200 m2 aura une capacité d’accueil de 400 personnes. Au-delà des fonctions support, présentes à l’année, des collaborateurs de toute la France pourront y venir en formation, en période d’intégration ou pour un travail collectif. Ce que ne permettait plus l’actuel siège, saturé. Le chantier durera de 18 à 24 mois.
Forte croissance
Le groupe lavallois emploie désormais 4 000 salariés. En 20 ans, son chiffre d’affaires a été multiplié par 35 pour atteindre 1,45 milliard d’euros en 2025. Actual Group est le cinquième acteur, et le premier indépendant, sur le marché du travail et de l’emploi en France, avec une offre diversifiée et 600 agences.
Forts désaccords avec le gouvernement français
L’entreprise concrétise donc un engagement de vingt ans pour rester fidèle à Laval. En novembre 2025, le président du groupe Samuel Tual avait pourtant annoncé suspendre ce projet immobilier de plus de 20 millions d’euros. Une pancarte avait été plantée sur la parcelle destinée à accueillir le futur siège, à côté de l’Espace Mayenne, pour expliquer publiquement cette décision. En cause : "Un contexte d’incertitude économique et politique". Certaines mesures présentées par le Gouvernement dans le cadre du projet de Loi de Finances 2026 faisaient peser "un risque direct sur l’emploi et sur l’activité des entreprises", estimait le dirigeant. Pointant par exemple du doigt la taxe Zucman sur le patrimoine des grandes fortunes.
"Le contexte permet à nouveau de se projeter sur le long terme"
Trois mois plus tard et le budget voté, "ces risques immédiats ont été écartés et, même si toutes les incertitudes n’ont pas disparu, le contexte permet à nouveau de se projeter sur le long terme", selon le dirigeant mayennais. Le groupe veut se concentrer sur l’accompagnement en emploi de ses 33 000 entreprises clientes.
Samuel Tual souhaite aussi poursuivre le développement de son groupe à l’étranger. L’un des arguments est désormais de "moins dépendre des conjonctures en France".