Toulouse

Immobilier

Immofix veut intégrer la rénovation énergétique dans les transactions immobilières

Par Paul Falzon, le 11 mars 2020

Connue pour ses outils numériques appliqués à la transaction immobilière, la start-up toulousaine Immofix se positionne désormais comme coordinateur sur la réalisation de travaux de rénovation énergétique. Une expérimentation vient d'être lancée sur quatre maisons pilotes.

Guillaume Angles, fondateur et dirigeant de la start-up toulousaine Immofix.
Guillaume Angles, fondateur et dirigeant de la start-up toulousaine Immofix. — Photo : Immofix

Changement de modèle pour Immofix. Connue depuis sa création en 2017 pour ses outils numériques appliqués à la transaction immobilière, la start-up toulousaine (7 salariés, objectif de chiffre d'affaires : 100 000 euros en 2020) positionne son activité sur la valorisation des maisons anciennes via l’intégration d’un service de rénovation énergétique. « Une maison dont le diagnostic de performance énergétique obtient une étiquette A se vendra 30 % plus cher qu’une maison étiquetée G, indique le PDG et fondateur d’Immofix Guillaume Angles. On sait aussi que le meilleur moment pour réaliser des travaux de rénovation est souvent celui de la transaction immobilière ».

Soutien de la région Occitanie

D’agence immobilière en ligne, Immofix se mue donc en coordinateur entre le vendeur, l’acquéreur et les professionnels en charge de la rénovation : expert immobilier, architecte et auditeur thermique, et entreprises de travaux. Une phase d’expérimentation vient d’être lancée sur quatre maisons anciennes situées en Occitanie, dont trois dans différents quartiers de Toulouse (centre-ville, banlieue proche et troisième couronne). L’avance des travaux est assurée par l’Agence régionale énergie climat (Arec), chargée de piloter les projets de transition énergétique en Occitanie : l’agence publique sera remboursée au moment de la vente. Un dispositif innovant qui doit permettre de lever le frein financier chez les vendeurs.

Phase d’industrialisation en 2021

« Cette expérimentation doit nous permettre de valider scientifiquement le modèle aux plans technique et économique. La phase d’industrialisation doit démarrer en 2021 avec un premier objectif de 40 logements », précise Guillaume Angles. Outre le suivi technique du chantier, Immofix se charge de l’obtention des aides et subventions de l’État ainsi que de la labellisation des maisons rénovées selon le référentiel BBC (bâtiment basse consommation). La start-up se rémunère comme intermédiaire de la transaction, sur un taux de 4,90 % du prix de vente, à comparer aux commissions pratiquées par les agences immobilières classiques.

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