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Fenix Evolution concrétise son projet d’usine dans le Vaucluse

Par Hélène Lascols, le 27 novembre 2023

Transformer des fruits déclassés, considérés comme des déchets, en ingrédients décarbonés pour les industries de l’agroalimentaire, de la cosmétique et de la nutraceutique. C’est l’idée mise au point par Fenix Evolution. Une idée qui a séduit l’écosystème vauclusien et qui a facilité l’installation de sa première usine, dont la mise en service est prévue en 2025.

Lors de la signature de la convention d’occupation précaire avec Fenix Evolution en présence, notamment, de Samuel Marc, le dirigeant, Dominique Santoni, présidente du département du Vaucluse, Gilles Ripert, président de la communauté de communes du pays d’Apt Luberon, Pierre Gonzalvez et Cathy Fermanian, Président et directrice générale de l’agence Vaucluse Provence Attractivité, et Xavier Grojeanne, directeur délégué à l’établissement public foncier.
Lors de la signature de la convention d’occupation précaire avec Fenix Evolution en présence, notamment, de Samuel Marc, le dirigeant, Dominique Santoni, présidente du département du Vaucluse, Gilles Ripert, président de la communauté de communes du pays d’Apt Luberon, Pierre Gonzalvez et Cathy Fermanian, Président et directrice générale de l’agence Vaucluse Provence Attractivité, et Xavier Grojeanne, directeur délégué à l’établissement public foncier. — Photo : DR

C’est une étape importante que vient de franchir la start-up Fenix Evolution. Avec le soutien de l’Établissement public foncier, de la Communauté de communes d’Apt Luberon et de Vaucluse Provence Attractivité, son dirigeant Samuel Marc vient de sécuriser l’installation de sa première usine sur le territoire de la commune de Gargas. Le démarrage des travaux de réhabilitation de cette ancienne friche industrielle est prévu pour le deuxième trimestre de 2024, le temps pour l’entrepreneur de finaliser une levée de fonds de 14 millions d’euros : "il nous manque aujourd’hui 3 millions d’euros et nous privilégions des investisseurs locaux."

Des déchets valorisés en produits made in France

Le projet, résultat de trois années de R & D, vise "la valorisation de fruits locaux déclassés, jusqu’alors considérés comme des déchets, pour fournir des ingrédients décarbonés aux industries agroalimentaires, nutraceutique et cosmétiques, tout en offrant aux agriculteurs locaux de nouveaux débouchés commerciaux."

Cet outil industriel, "au service de la souveraineté française", permettra, d’ici au premier trimestre 2025, de produire des concentrés de fruits, "qui reposent aujourd’hui à 100 % sur des importations", et des sucres industriels liquides d’origine naturelle dont "l’impact, en termes de gaz à effet de serre a été mesuré et sera inférieur à la concurrence." Pour le dirigeant, il s’agit de proposer aux industriels de l’agroalimentaire "des produits made in France et compétitifs."

De cette usine de 11 800 m² sortiront aussi des coproduits issus de la valorisation des marcs de fruits : des polyphénols pour les industriels de la cosmétique et de la nutraceutique et des engrais après un procédé de lactofermentation.

"Nous valorisons des déchets, en circuit court, pour adresser des marchés porteurs", résume Samuel Marc, qui avait créé son entreprise dans le Gard et a trouvé dans le Vaucluse "une volonté forte de réindustrialiser le territoire et un écosystème favorable, composé de start-up dynamiques."

Un carnet de commandes sécurisé

L’entreprise compte 4 personnes actuellement. L’équipe en comptera 27 de plus pour le démarrage de l’usine. Samuel Marc s’est aussi associé dans cette aventure à une vingtaine de personnes, "qui sont pour la plupart de grands noms de l’industrie agroalimentaire, dont Martine Meurens, qui a 20 ans d’expérience dans la production et la vente d’ingrédients, Richard Girardot, ancien PDG de Nestlé France ou encore Serge Papin, l’ancien PDG de Système U." Avec leur concours, il assure déjà bénéficier "d’accords commerciaux pour un volume de 19 000 tonnes par an auprès d’acteurs industriels français (60 %), européens (30 %) et internationaux (10 %)." De quoi conforter le modèle de Fenix Evolution et de son usine, que Samuel Marc qualifie "d’utilité publique", puisque la capacité de production annuelle sera de 13 000 tonnes annuelles.

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