Maine-et-Loire

Biotech

Biowest veut accélérer la production de milieux de culture

Par Olivier Hamard, le 25 février 2022

Spécialisée dans la production de sérums et de réactifs pour la culture cellulaire, l'entreprise angevine Biowest veut gagner de nouvelles parts de marchés en France et à l'étranger et se renforcer dans le secteur des milieux de cultures élaborés à partir de matière biologique.

Spécialisé dans la fabrication et de sérums et de réactifs pour la culture cellulaire, Biowest investit entre 2,5 et 3 millions d'euros sur son site de Nuaillé.
Spécialisé dans la fabrication et de sérums et de réactifs pour la culture cellulaire, Biowest investit entre 2,5 et 3 millions d'euros sur son site de Nuaillé. — Photo : Olivier Hamard

Parmi les investissements dans lesquels s’engage la société Biowest sur son site de Nuaillé, près de Cholet (Maine-et-Loire), un million d’euros concerne l’installation d’un bioréacteur et une ligne de production pour les milieux de culture en poudre. Soutenu par France Relance à hauteur de 500 000 euros, l’investissement va permettre de relocaliser cette production. L’entreprise, qui élabore des sérums et des réactifs pour la culture cellulaire, avait dû en effet sous-traiter le mélange pendant la crise sanitaire afin de répondre à une importante commande venue d’Inde : 4 millions de litres de milieux de culture en poudre destinés à la fabrication de vaccin contre le Covid. "Nous maîtrisons parfaitement la technologie pour fabriquer ce produit mais nous n’avons pas la capacité de le faire dans de tels volumes", explique Thierry Albert, directeur général de Biowest, filiale du groupe danois Sera Scandia, dont elle est l’une des locomotives.

Conforter la marque à l’international

L’entreprise de Nuaillé, qui emploie 49 personnes et a réalisé près de 23 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021, en croissance de 30 % par rapport à l’année précédente (17 millions d'euros), pèse plus des deux tiers du groupe familial scandinave de 600 collaborateurs, qui atteint environ 60 millions d’euros de chiffre d'affaires. Avec l’installation d’une nouvelle ligne, Biowest va ainsi pouvoir passer à une production industrielle et répondre à une demande croissante, en France et à l’étranger, où l’entreprise réalise 60 % de son chiffre d’affaires.

Thierry Albert, directeur de Biowest, quittera ses fonctions fin 2022 pour être remplacé par Samuel Boutin.
Thierry Albert, directeur de Biowest, quittera ses fonctions fin 2022 pour être remplacé par Samuel Boutin. - Photo : Olivier Hamard

"Initialement, nous vendions nos milieux de culture en sous-traitance avant de développer notre marque, qui compte maintenant pour 50 % de notre production, indique Samuel Boutin, actuellement directeur commercial de Biowest, qui prendra la direction de l’entreprise fin 2022. Avec une nouvelle ligne, l’objectif est aussi d’augmenter encore cette part et d’asseoir la marque à l’international."

Tant le marché est vaste, les milieux de culture représentent pour Biowest un réel levier de croissance, à côté de son activité initiale, la production de sérums.

2,5 millions d'euros d'investissements

La PME, créée dans les années 80 avec l’unique activité de production de sérums de bovins, a tout d’abord ajouté à sa palette les sérums élaborés avec d’autres animaux - équins, lapins, moutons, porcs… Avant de lancer dans les années 2000 la production de milieux de culture. Les sérums élaborés par Biowest sont vendus à des distributeurs, destinés ensuite à la recherche ou la vaccination vétérinaire.

L'entreprise a pour objectif d’en automatiser la production. Un investissement qui vient s’ajouter à celui réalisé pour les milieux de culture. Au total, ce sont plus de 2,5 millions d’euros que Biowest va engager, avec également l’agrandissement de son site et l’amélioration de ses process. Une ligne supplémentaire de production de milieux de culture sous forme liquide est aussi prévue. La société de Nuaillé va également renforcer son effectif pour accompagner sa croissance. Elle prévoit le recrutement de 11 nouveaux collaborateurs d’ici la fin de 2024.

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