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Immobilier

Le groupe BMG livrera au printemps 2023 son deuxième pôle immobilier à Laxou

Par Lucas Valdenaire, le 06 juillet 2022

Trois ans après la "Passerelle" et ses 12 000 m², la foncière BMG livrera début 2023 son deuxième pôle immobilier à Laxou. Nommé "Phénix", ce bâtiment de 3 500 m² sur cinq étages pourra accueillir TPE, PME et grands groupes au cœur d’une métropole qui manque cruellement d’offres de bureaux. Lancé en blanc, le programme immobilier attend maintenant ses premiers clients.

Nicolas Ramé, directeur général du groupe BMG, assure que le Phénix pourra accueillir jusqu’à 350 collaborateurs.
Nicolas Ramé, directeur général du groupe BMG, assure que le Phénix pourra accueillir jusqu’à 350 collaborateurs. — Photo : Lucas Valdenaire

Décidément, le groupe BMG aime Laxou. Après avoir livré en 2020 un premier pôle immobilier de 12 000 m², la Passerelle, au groupe Harmonie Mutuelle, la foncière girondine (CA : 100 M€ ; 80 collaborateurs) récidive avec un nouveau complexe de 3 500 m², rue de la Vologne, sur les hauteurs de la métropole. Dessiné par l’agence nancéienne André & Moulet Architecture, l’immeuble de cinq étages intitulé "Phénix" devrait être livré au printemps 2023.

Démarré en 2017 avec l’achat du terrain pour un montant non communiqué, ce nouveau programme immobilier a été lancé en blanc. La commercialisation est lancée mais aucun futur locataire ne s’est encore manifesté. "À ce jour, nous n’avons pas de nom à donner, mais j’espère que cela sera pour bientôt, a confié le directeur général du groupe BMG Nicolas Ramé lors de la présentation officielle du projet le 6 juillet 2022. Nous pouvons imaginer une multitude de clients car nous nous adressons aussi aux TPE et PME. Ce n’est pas parce que vous êtes une petite société que vous n’avez pas le droit d’avoir de beaux locaux. Nous avons donc travaillé sur une trame de divisibilité jusqu’à 110 m². Vous êtes un petit cabinet de conseil ou un médecin ? Vous pouvez venir". Au passage, le bâtiment classé ERP peut aussi accueillir des professionnels de l’enseignement. "Nous pouvons héberger toutes les tailles et tous les types de sociétés," résume Nicolas Ramé. Un appel du pied mais pas d’inquiétude : "Nous sommes persuadés qu’avec un produit de qualité, les clients se manifesteront trois ou quatre mois avant la livraison. De plus, nous visons une certification Breeam Good (standard de certification britannique relatif à l’évaluation environnementale des bâtiments, NDLR). Pour les grands utilisateurs, cela répond aux standards de demain."

150 euros le mètre carré

Sans compter que l’offre de bureaux sur le territoire nancéien est aujourd’hui plus que réduite. De quoi rassurer Nicolas Ramé sur la commercialisation de son nouveau pôle immobilier. De quoi, aussi, faire grimper les prix. Selon ses estimation, les locataires devront débourser près de 150 euros le mètre carré, soit la la fourchette haute de ce qui est actuellement proposé en périphérie nancéienne, d’après les chiffres compilés par CBRE Acte, BNP Paribas Real Estate et Colliers pour 2021. Le directeur général mise également sur des clients "premium" qui auront les moyens de s’installer au quatrième et au cinquième étage avec mezzanine, terrasse avec vue, toit végétalisé et rooftop privatif de 360 m².

Le chantier coûtera entre 5 et 6 millions d’euros
Le chantier coûtera entre 5 et 6 millions d’euros - Photo : Lucas Valdenaire

Présenté comme un futur "poumon économique et écologique au sein de la zone d’activité" laxovienne, le Phénix se dressera notamment sur l’ancien site d’une imprimerie. Deux bâtiments ont été rasés et un troisième a été vendu à la société de comptabilité Clémentine. Au passage, des équipes de désamiantage ont été sollicitées. Coût total du chantier selon Nicolas Ramé : entre 5 et 6 millions d’euros. "Nous avons voulu travailler sur des friches tertiaires et industrielles pour en faire de l’immobilier plus durable, explique le directeur général de BMG. Nous croyons beaucoup en la construction de la ville sur la ville et la réhabilitation de certains actifs pour une question d’empreinte énergétique". Le tout, en partenariat avec plusieurs entreprises locales du BTP comme la société vosgienne Marcel Leclerc en charge du gros œuvre.

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