Metz

Réseaux économiques

Le Geiq Indus et Interpro Lorraine se met au service des entreprises en manque de main-d’œuvre

Par Lucas Valdenaire, le 21 juin 2022

Créé en 2017 par l’UIMM Lorraine, le Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) de l’industrie aide les entreprises à recruter, une aide précieuse à l’heure où les entreprises peinent à trouver du personnel. Conservant une vocation sociale au service des publics éloignés de l’emploi, le groupement a signé plus de 300 contrats en cinq ans et intégré une antenne Interpro en 2021.

Frédéric Mendel (en haut à gauche) dirige Alemploi Lorraine et son équipe de six salariés installée à Metz
Frédéric Mendel (en haut à gauche) dirige Alemploi Lorraine et son équipe de six salariés installée à Metz — Photo : Lucas Valdenaire

Alors que le marché de l’emploi a rarement été aussi tendu, le soutien est plus que bienvenu. Le Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) de l’industrie régionale, créé en 2017 par l’UIMM Lorraine, n’a jamais signé autant de contrats. La structure, dédiée à l’accompagnement des entreprises du secteur dans leurs recrutements et notamment leurs recherches d’alternants, a partagé ses résultats le 15 juin 2022 dans ses locaux messins. Résultat : plus de 300 contrats signés en cinq ans, des taux de qualification avoisinant les 97 % et des emplois "pérennes" (CDI ou CDD de plus de six mois) à la clé dans sept cas sur dix. Des chiffres qui gonflent d’année en année puisqu’en 2021, 39 ETP ont été signés pour 11 500 euros de placement en CDD et en CDI (contre 17 seulement en 2020). Une année marquée par le lancement d’un partenariat avec ArcelorMittal et la création de groupes de formation avec des sociétés telles que Cryolor (Moselle) et Trane (Vosges). Preuve que la dynamique se poursuit : déjà 14 ETP ont été validés en ce début d’année 2022.

Une efficacité payante puisque le nombre d’entreprises adhérentes (66 à ce jour, sur l’ensemble des départements lorrains) ne fait qu’augmenter, lui aussi. Le groupement d’employeurs peut compter, entre autres, sur Gris Découpage à Lesménils (Meurthe-et-Moselle), Gravier Affûtage au Tholy (Vosges), Maxilor à Yutz (Moselle) ou encore VD Industry à Saint-Michel-sur-Meurthe (Vosges). Des clients tournés vers l’industrie mais aussi vers la grande distribution, le transport et la restauration depuis l’intégration d’une antenne Interpro en 2021. Les deux entités, regroupées sous le nom d’Alemploi Lorraine et dirigées par Frédéric Mendel, accompagnent désormais des établissements n’adhérant pas à l’Opérateur de compétences Opco2i.

Mission d’insertion

À la peine pour trouver et fidéliser sa main-d’œuvre, Lionel Guibert fait partie de ces dirigeants qui ont fait appel au dispositif et ce, dès sa création il y a cinq ans. "Au total, une bonne dizaine de nos collaborateurs sont passés chez nous via des contrats de professionnalisation du Geiq Lorraine, déclare le directeur général de l’entreprise Eprolor à Laneuveville-devant-Nancy (40 salariés), spécialisée dans le thermolaquage et le traitement de surfaces. Le Geiq crée une formation complète sur l’ensemble de nos métiers et nous propose des collaborateurs pour neuf ou douze mois. En échange, nous les rémunérons comme une société d’intérim." En plus d’accompagner les entreprises en manque de main-d’œuvre, le groupement lorrain n’oublie pas sa mission d’insertion auprès des jeunes sans qualification, des demandeurs d’emploi depuis plus d’an et des personnes en situation de handicap (70 % des recrutements concernent des personnes éloignées de l’emploi). "En passant par le Geiq, nous recrutons des profils que nous ne touchons pas habituellement, reconnaît Lionel Guibert. Quand j’ai vu les premières recrues arriver dans nos ateliers, j’étais sceptique. Mais au bout d’un an, le taux de fidélisation est monté en flèche et certains salariés se sont clairement émancipés par le travail. C’est une fierté". Un partenariat qui porte encore ses fruits puisque la PME vient de recruter trois personnes proposées par le groupement régional. "Les derniers arrivants sont très jeunes et, sans le Geiq, je ne les aurais pas recrutés. Voilà qu’en deux semaines, ils sont quasiment opérationnels".

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