Pays de la Loire

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Néolithe, Kojo, Sycleo, Berny... : l'association Ruptur dévoile la promotion 2022 de son label environnemental

Par Benjamin Robert, le 09 décembre 2022

L’association Ruptur vient de labelliser six nouvelles entreprises de la région Pays de la Loire. Via ce label inauguré en 2021, l’association veut pleinement contribuer à l’émergence d’un nouvel écosystème local, engagé et tourné vers les principes de "l’économie bleue", protectrice de la planète bleue.

Six nouvelles entreprises des Pays de la Loire constitue la promotion 2022 labellisée par l’association Ruptur.
Six nouvelles entreprises des Pays de la Loire constitue la promotion 2022 labellisée par l’association Ruptur. — Photo : Benjamin Robert

La croissance, mais pas seulement. Créée en 2018 par des chefs d’entreprises ligériens, l’association Ruptur se donne pour but d’aider les entreprises des Pays de la Loire à bâtir un modèle en phase avec l’économie "bleue", laquelle regroupe les modèles écologiques, responsables et durables s’inspirant de la nature, et traite notamment la question de la valorisation des déchets. Afin de mettre en lumière les entreprises engagées dans cette transition, Ruptur vient de labelliser début décembre 2022 six nouvelles sociétés. Elles rejoignent les six lauréats de 2021 dont fait partie, par exemple, la société vendéenne E-Néo, qui électrifie des véhicules avec une solution à batteries ou à pile à combustible hydrogène. "Au-delà de l’aspect environnemental, les dimensions sociales et sociétales sont aussi primordiales pour nous", témoigne Stéphanie Arnoux Perrotin, directrice de Ruptur.

Des lauréats engagés

La jeune association compte déjà six employés et 176 adhérents (entreprises, collectivités, écoles, particuliers). Elle octroie son label pour un an, renouvelable chaque année. "Cela nous permet de voir l’évolution de leurs engagements", commente Stéphanie Arnoux Perrotin.

Fraîchement labellisée, la société Néolithe, basée à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), développe une alternative à l’incinération des déchets. Après avoir levé 20 millions d'euros cet été, elle a pris conscience de l’éventail d’actions possibles au contact de l’association. "Dans l’industrie métallurgique, nous sommes par exemple loin de pouvoir atteindre la parité. Certes, le problème est propre à toute une filière. Pour y remédier, nous mettons maintenant en place des interventions de nos ingénieurs et scientifiques féminines dans les écoles", témoigne Clément Bénassy, directeur général de Néolithe.

Emballages réutilisables

Autre labellisé : la société Kojo, fondée à la Roche-sur-Yon (Vendée) en 2019, a vendu 500 jeux de construction pour les enfants en 2021. "Pour éviter leur obsolescence, il est possible de commander la boîte vide, ou la notice, afin de les remballer comme neuf, et de les offrir à un autre enfant", détaille Jimmy Lefort, cofondateur de Kojo. Ou encore Sycleo, basé au Fenouiller (Vendée), qui développe des emballages alimentaires en verre avec un système de consigne pour les commerçants locaux (boucheries, fromageries, traiteurs, etc.). Créée en 2021, elle vise les cinq millions d’emballages réutilisés en 2027. En face, Berny, une start-up nantaise fondée en 2020, se veut complémentaire avec des emballages réutilisables en inox, plus adaptés aux industriels. Après avoir levé 2 millions d'euros en septembre 2022, Berny discute maintenant avec Leclerc, Intermarché ou encore Sodebo pour se faire une place sur les étalages.

La Cabane Bleue est également lauréate 2022. Basée à Rezé, près de Nantes, elle fabrique des albums illustrés éco-conçus pour les enfants. Avec un chiffre d’affaires de 100 000 € après trois ans d’existence, les deux cofondatrices Angéla Lery et Sarah Hamon espèrent bientôt embaucher. Enfin, Blockto +, développé par Pierre-Alexandre Coutand et ses cinq associés aux Herbiers (Vendée), complète le cru 2022 de Ruptur. La société conçoit des blocs de plastiques recyclés pour des projets d’aménagement et prépare une levée de fonds de 4 à 5 millions d’euros pour acheter des équipements et renforcer son équipe.

Une co-évaluation originale et bénéfique

Stéphanie Arnoux Perrotin, directrice de Ruptur.
Stéphanie Arnoux Perrotin, directrice de Ruptur. - Photo : Benjamin Robert

Originalité de cette labellisation ? Pour évaluer les actions dans le temps des lauréats, il n’y a pas de jury. "Nous nous basons sur la co-évaluation. Chaque entreprise est challengée par deux membres de l’association", précise la directrice de Ruptur. Ainsi, outre une visibilité accrue pour communiquer ou obtenir de nouveaux financements, l’association offre aux labellisés un regard extérieur, afin d’identifier des leviers d’action renforçant leur transition vers l’économie bleue.

L’association base ses actions sur neuf critères, établis comme les fondements d’une nouvelle façon d’entreprendre. Parmi eux, l’importance d’une approche transgénérationnelle, la préférence portée aux circuits locaux, ou encore la contribution au bien commun. En parallèle, des ateliers sont organisés afin de sensibiliser les adhérents à ces nouveaux modèles. Cela va de la mobilité des salariés à la comptabilité en triple capital, qui intègre les enjeux environnementaux et sociaux dans les comptes des entreprises. Avec actuellement un budget de 300 000 €, qui devrait passer à 400 000 € en 2023, l’association souhaite exporter son modèle, avec une antenne qui devrait prochainement ouvrir en Maine-et-Loire.

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