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Interview  « Au West Web Festival, les entreprises allient business et détente »

Entretien avec David Le Douarin, DG d’Advalo, Briac Le Dur, directeur Data et CRM de Beaumanoir et Olivier Bécot, DG d'Air Affaires

Propos recueillis par Isabelle Jaffré - 06 août 2018

Le grand raout du numérique breton, le West Web Festival, a fait le plein (450 personnes) à Carhaix les 19 et 20 juillet en marge des Vieilles Charrues. Olivier Bécot, directeur général de la start-up brestoise Air Affaires, David Le Douarin, cofondateur de la société de marketing prédictif rennaise Advalo qui a levé cette année 5 M€ et Briac le Dur, directeur Data et CMR du groupe de textile Beaumanoir (Cache-Cache, Morgan, Bonobo, etc.) nous racontent leur festival dans une interview croisée.

David Le Douarin, Briac Le Dur et Olivier Bécot devant le site de Kerampuilh, aux Vieilles Charrues à Carhaix. — Photo : © Isabelle Jaffré / LJDE

Le West Web Festival, qui réunit les acteurs du numérique de Bretagne et d’ailleurs, a tenu sa troisième édition en juillet à Carhaix, en marge du festival de musique de Vieilles Charrues. Qu’est-ce qui vous y amène ?

Olivier Bécot : Chez Air Affaires, nous avons une forte proximité avec la West Web Valley, l'accélérateur de start-up qui organise le festival (Charles Cabillic et Ronan Le Moal, sont cofondateurs d’Air Affaires et du West Web Festival, NDLR). Nous partageons les mêmes locaux à Guipavas. On a donc une facilité d’accès avec un stand pour présenter notre activité de location d’avion d’affaires.

David Le Douarin : De notre côté, chez Advalo, nous venons rencontrer les clients qui nous accompagnent depuis le début, quand nous étions une start-up. Nous avons co-construit notre produit de marketing prédictif avec des entreprises comme Salaün, B & B Hôtels, ou encore Beaumanoir, représenté par Briac. Ce festival, c’est l’occasion de les voir et d’échanger avec eux dans un cadre plus convivial.

Briac Le Dur : Beaumanoir est un groupe international mais le local est très important pour nous. Nous sommes aussi ce qu’on appelle une entreprise « traditionnelle » mais qui sait qu’il faut s’adapter au monde du numérique et notamment connaître les comportements de nos clients. Ce que nous a permis de faire Advalo, que nous sommes très contents de retrouver ici.

Qu’attendez-vous de ces deux jours où des dirigeants de Facebook, Google, LinkedIn et autres sont présents ?

B.L.D. : Il est toujours intéressant d’écouter les grands groupes et les Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple, NDLR), même si leur discours est très policé. On peut lire entre les lignes de ce qu’ils disent.

D.L.D. : Chez Advalo, nous les voyons déjà pas mal à Paris, où nous avons des bureaux. Nous interagissons avec eux dans le cadre de notre activité de marketing prédictif quand nos clients veulent lancer des actions sur les réseaux sociaux par exemple. Nous avons aussi un ancien de Google dans notre comité stratégique. Nous n'allons pas coller notre stratégie sur la leur mais nous pouvons nous en inspirer. Il faut de toute façon s’insérer dans un écosystème que, eux, sont capables de structurer.

O.B. : C’est toujours intéressant de voir ce qu’ils ont à dire, de sonder ceux qui ont réussi, même si, pour Air Affaires, nous cherchons surtout à nous faire connaître auprès des patrons de PME.

Est-ce un rendez-vous important pour l’environnement « digital » breton ?

D.L.D. : C’est un moyen de se rencontrer un peu différemment, on parle business mais de façon plus détendue sans doute. On est heureux d’y retrouver des gens avec qui on travaille depuis longtemps.

B.L.D. : Chez Beaumanoir, on travaille avec Advalo depuis 2015. Je crois même qu’on a pas mal influencé leur produit…

D.L.D. : Exactement, c’est une coconstruction. On est très lié avec eux. Ils ont été notre « reality check » (rappel à la réalité, NDLR). On a confronté notre vision théorique de notre produit à leur réalité de terrain.

« En Bretagne, il y a une capacité à se faire confiance qui est un tremplin très bénéfique » 

O.B. : Quand on est une start-up qui est censée avoir une forte croissance, c’est important de se confronter aux autres, de connaître ce genre d’expériences.

D.L.D. : Advalo est passé à une autre étape de sa croissance (l’entreprise a levé 5 M€ fin 2017, NDLR). Certains résolvent des problèmes plus vite que nous et inversement. En se parlant, on conscientise certaines choses. Une solidarité se crée aussi car on sait tous que créer son entreprise, c’est plein de belles choses mais aussi beaucoup d’efforts. En Bretagne, il y a une capacité à se faire confiance qui est un tremplin très bénéfique.

O.B. : Il y a en Bretagne, cet esprit bienveillant en plus. On a très envie de voir éclore des pépites.

Au West Web Festival, il y a les intervenants sur scène et tous les à-côtés avec des ateliers, le village des start-up, etc. Comment en profitez-vous ?

O.B. : Air Affaires a un stand dans le petit village des start-up. On est venu à trois pour écouter, prospecter, se faire connaître. On fait de la pédagogie pour faire connaître la location d’avion d’affaires. On vient ici gagner en notoriété. C’est une chance de participer à ce festival, on en profite au maximum.

D.L.D. : Le festival c’est aussi un moment festif, une petite pause avant les vacances estivales pour partager autre chose avec nos clients, de l’amitié… On a hâte de voir les concerts aussi !

B.L.D. : Oui ! Depeche Mode !

D.L.D. : Il paraît que le concert est très bon.

O.B. : Et en plus, il fait beau !

(Rires)

B.L.D. : En résumé, le West Web Festival permet d’allier l’utile à l’agréable !

David Le Douarin, Briac Le Dur et Olivier Bécot devant le site de Kerampuilh, aux Vieilles Charrues à Carhaix. — Photo : © Isabelle Jaffré / LJDE

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