Ce n’est pas la première fois que la PME varoise Mini Green Power fait face à des problèmes, remettant en cause sa pérennité. En 2023, un incendie avait failli avoir raison d’elle et un partenariat stratégique signé avec Suez lui avait permis de sortir du redressement judiciaire. Aujourd’hui, l’entreprise, spécialisée dans la valorisation de déchets en énergie bas carbone, qui emploie 25 personnes et revendique 38 brevets, a assigné le groupe Suez en justice pour sauver sa peau. Alors que le démonstrateur industriel de Narbonne, commandé par Suez, était achevé à 90 %, le groupe a souhaité, le 14 novembre 2025, mettre fin au contrat qui le liait à Mini Green Power. Ce contrat de partenariat prévoyait "notamment une exclusivité sur un périmètre défini, une redevance liée à la validation du démonstrateur et un engagement d’achat minimum de cinq minicentrales, représentant un chiffre d’affaires prévisionnel de 50 millions d’euros", souligne Jean Riondel, le fondateur. La rupture de ce contrat aurait placé Mini Green Power en grande difficulté. Alors que les discussions entre les deux parties sont interrompues depuis plusieurs semaines, Jean Riondel affirme rechercher une solution amiable pour "trouver une issue qui préserve ses emplois, ses actifs technologiques et l’avenir du projet."